"Comédie ou cinéma militant, faire des films est une folle aventure"

Association Effervescence - 07.01.2015

Reportage - Le Jour le plus court - programmation films - courts métrage


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association.

 

Cette semaine, nous revenons sur la soirée de projection organisée par la promotion audiovisuelle du master, dans le cadre du festival Le Jour le plus court.

 

À l'occasion du festival Le Jour le plus court, une fête du court-métrage qui a pour objectif de promouvoir le court-métrage partout en France, les étudiants de la filière audiovisuelle ont créé un événement à la Sorbonne ; une soirée de projectionsuivie de l'intervention de certains réalisateurs et acteurs des films projetés. Ainsi, vendredi 19 décembre, une cinquantaine de personnes se sont rendues à l'amphithéâtre Cauchy de la Sorbonne pour assister à cette projection, composée de six courts-métrages, et qui regroupait fiction, documentaire et film d'animation. 

 


 

 

Les étudiants avaient sélectionné les films suivants :

 

– Mr Hublot de Laurent Witz et Alexandre Espigares (animation) 

– Y'a plus d'os de Jean-Charles Hue (documentaire)

– Fuck UK de Benoît Forgeard (fiction)

– Oripeaux de Sonia Gerbeaud et Mathias de Panafieu (animation)

– Aïssa de Clément Tréhin-Lalanne (fiction, d'après un fait réel)

– I'm your man de Keren Ben Rafaël (fiction)

  

 

Cette programmation éclectique a su convaincre un public très réceptif. Benoît Forgeard, réalisateur de Fuck Uk ainsi que Manda Touré et Clément Tréhin-Lalanne, actrice principale et réalisateur d'Aïssa, ont honoré les étudiants de leur présence et se sont prêté avec enthousiasme au jeu du débat. La soirée s'est terminée aussi joyeusement qu'elle avait commencé, par une discussion animée entre spectateurs et intervenants autour d'un apéritif, si bien qu'invités, étudiants et spectateurs ont même eu du mal à se quitter !

  

Les étudiants du master, qui ont consacré les premières semaines de décembre à l'organisation de cette projection, entre leurs cours, l'écriture de scénarios et des enregistrements radiophoniques, nous ont raconté, heureux et soulagés, leur expérience.

 

Pour que la soirée se déroule sans le moindre incident, ils s'étaient réparti différents postes : organisation, logistique et communication. Laura Fallot : « Je me suis occupée de notre inscription à l'événement sur le site du Jour le plus court. Je leur ai communiqué nos choix, j'ai récupéré les films… J'ai également créé l'événement facebook et lancé les invitations par mail. ». Mais la période n'était pas favorable aux étudiants pour convaincre réalisateurs et acteurs de participer à l'événement. « Qui dit fête nationale dit plusieurs événements et nous étions à la veille des fêtes de Noël » explique Floriane Jenard, qui s'est occupée avec trois autres étudiants de démarcher les invités, selon les contacts privilégiés que chacun avait. Cette petite équipe qui a réussi à séduire trois professionnels et à les faire venir en Sorbonne.

  

Pour la communication, Léonard s'est chargé de créer l'affiche et les flyers. Le jour J, ils étaient cinq à s'occuper de l'accueil des invités et de la signalétique, tandis que d'autres s'occupaient de la mise en place de l'apéritif et certains de la médiation du débat.  

 

Clément Tréhin-Lalanne et Manda Touré

 

  

Retenons surtout de cette soirée les messages des réalisateurs intervenants qui ont transmis leur propre enthousiasme aux étudiants : comédie ou cinéma militant, faire des films est une folle aventure qui se vit à plusieurs, Benoît Forgeard insiste d'ailleurs sur la nécessité de « communiquer sans arrêt avec l'équipe » et sur la nécessité de ne pas se décourager : « il faut faire des films, et on finit par trouver les financements. »  

 

Benoît Forgeard

 

 

 

Ce dynamisme a donné une idée aux étudiants, car, même s'il leur reste à tourner leur court-métrage, la fin de l'année et la séparation approchent, alors, prochainement, pourquoi pas un collectif pour continuer leur belle amitié et le travail accompli ensemble ? C'est en faisant qu'on apprend, dixit Benoît Forgeard.

 

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À mardi prochain !