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Marie Lebert - 15.06.2011

Reportage - ebook - celebration - encyclopedies


Les premières encyclopédies de référence disponibles sur le web émanent de versions imprimées, dans la langue de Molière comme dans celle de Shakespeare. C’est aussi le cas des dictionnaires en ligne.

Les encyclopédies

WebEncyclo (aujourd'hui disparu), publié par les éditions Atlas, est la première grande encyclopédie francophone en accès libre, avec mise en ligne en décembre 1999. La recherche est possible par mots-clés, thèmes, médias (à savoir les cartes, liens internet, photos et illustrations) et idées. Un appel à contribution incite les spécialistes d'un sujet donné à envoyer des articles, qui sont regroupés dans la section « WebEncyclo contributif ». Après avoir été libre, l'accès est ensuite soumis à une inscription préalable gratuite.

La version web de l'Encyclopaedia Universalis est elle aussi mise en ligne en décembre 1999, soit un ensemble de 28.000 articles signés de 4.000 auteurs. Si la consultation est payante sur la base d'un abonnement annuel, de nombreux articles sont également en accès libre.

 

 


Le site Britannica.com est mis en ligne à la même date, en tant que première grande encyclopédie anglophone en accès libre. Le site propose l'équivalent numérique des 32 volumes de la 15e édition de l'Encyclopaedia Britannica, en complément de la version imprimée et de la version CD-Rom, toutes deux payantes. Le site web offre aussi une sélection d'articles issus de 70 magazines, un guide des meilleurs sites, un choix de livres, etc., le tout étant accessible à partir d'un moteur de recherche unique. En septembre 2000, le site fait partie des cent sites les plus visités du web. En juillet 2001, la consultation devient payante sur la base d'un abonnement annuel ou mensuel. Beaucoup plus tard, en 2009, Britannica.com ouvre son site à des contributeurs externes, avec inscription obligatoire pour écrire et modifier des articles.

 

 

 

 


Les dictionnaires

Le premier grand dictionnaire de langue française en accès libre est le Dictionnaire universel francophone en ligne, qui répertorie 45.000 mots et 116.000 définitions tout en présentant « sur un pied d'égalité, le français dit "standard" et les mots et expressions en français tel qu'on le parle sur les cinq continents ». Issu de la collaboration entre Hachette et l'AUPELF-UREF (devenu depuis l'Agence universitaire de la Francophonie), il est mis en ligne dès 1996 et correspond à la partie « noms communs » du dictionnaire imprimé disponible chez Hachette.

L'équivalent pour la langue anglaise est le site Merriam-Webster OnLine, qui donne librement accès au Collegiate Dictionary et au Collegiate Thesaurus.

 

 

 



En mars 2000, les 20 volumes de l'Oxford English Dictionary (OED) sont mis en ligne par l'Oxford University Press (OUP). La consultation du site est payante. Le dictionnaire bénéficie d'une mise à jour trimestrielle d'environ 1.000 entrées nouvelles ou révisées. En mars 2002, deux ans après cette première expérience, l'OUP lance l'Oxford Reference Online (ORO), une vaste encyclopédie conçue cette fois directement pour le web et consultable elle aussi sur abonnement payant. Avec 60.000 pages et un million d'entrées, elle représente l'équivalent d'une centaine d'ouvrages de référence.

Un dictionnaire bilingue

Lui aussi conçu directement pour le web, avec accès libre et gratuit, le Grand dictionnaire terminologique (GDT) est un dictionnaire bilingue français-anglais de trois millions de termes appartenant au vocabulaire industriel, scientifique et commercial. Sa mise en ligne en septembre 2000 est le résultat d'un partenariat entre l'Office québécois de la langue française (OQLF), auteur du dictionnaire, et Semantix, société spécialisée dans les solutions logicielles linguistiques. Dès le premier mois, le GDT est consulté par 1,3 million de personnes, avec 60.000 requêtes par jour. La gestion du GDT est ensuite assurée par Convera Canada, avec 3,5 millions de requêtes mensuelles en février 2003. Une nouvelle version du GDT est mise en ligne en mars 2003, avec gestion désormais assurée par l'OQLF lui-même, et non plus par une société prestataire, et l’ajout du latin comme troisième langue.


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