La section audiovisuelle démarre sur les chapeaux de roues !

Association Effervescence - 18.11.2014

Reportage - audiovisuel - master édition - sorbonne


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association. 

 

Cette semaine, focus sur la nouvelle promotion Audiovisuel du master. 

 

S'ils sont jusque-là restés plutôt discrets, les « audios » n'ont pas chômé : animation, fiction, documentaire, radio, festival… Le programme à venir sera chargé ! Car, chaque année, les étudiants sont amenés à élaborer plusieurs projets d'écriture. Ils sont ainsi invités à comprendre et à se soumettre aux contingences stylistiques et narratologiques des différents genres qui constituent le vaste monde de l'audiovisuel. 

 

Depuis le mois d'octobre, ils se sont ainsi constitués en binômes et se sont attelés à l'écriture de courts-métrages de fiction. Si leurs projets s'articulent tous autour du thème de l'année universitaire (le coup de foudre 2.0), force est de constater que chaque binôme cultive un univers bien particulier : poétique, comique, sociologique, psychologique, futuriste… Les scénarios s'enchaînent mais ne se ressemblent jamais. 

 

 

 

En parallèle, les étudiants travaillent vaillamment sur d'autres projets, notamment en animation. À partir d'une ribambelle de personnages préexistants, chacun met son imagination à contribution pour concevoir les épisodes d'une série destinée à la case jeunesse d'une chaîne de télévision. En documentaire, ils s'interrogent autour de questions de société telles que le harcèlement de rue ou l'euthanasie, et de questions historiques brûlantes telles que la guerre d'Algérie, alors qu'en écriture télévisuelle ils se confrontent aux spécificités du format « série » : concepts, personnages, intrigues et sérialité sont ainsi pensés, modulés et impitoyablement triturés !

 

Et si tous ces petits scénaristes en herbe écrivent beaucoup, ils vont aussi devoir donner de la voix en réalisant plusieurs projets radiophoniques. Certains billets d'humeur et reportages sont déjà en cours de production et quelques étudiants ont accepté de nous révéler leurs sujets.

 

Lucie :
« Depuis que je suis les aventures de ma voisine, Johanna, les interventions bariatriques ne cessent de nourrir ma curiosité, qui est parfois un peu morbide ! Le taux d'obésité en France ne cesse de croître et, avec lui, ce genre d'interventions chirurgicales. Celles-ci visent généralement à faire maigrir ceux qui n'ont pas l'argent pour manger « healthy », ce qui pose, entre autres, la question suivante : jusqu'où ira-t-on pour oublier que notre corps a des limites, en faisant une confiance aveugle aux avancées médicales ? »

 

Margot :
« Pour mon billet d'humeur, j'ai choisi de m'intéresser aux « clowns fous » (qui ont beaucoup défrayé la chroniques ces dernières semaines) et d'interpeller notre ministre, Fleur Pellerin, qui, la même semaine, avouait qu'elle n'avait pas lu un livre depuis deux ans… C'est un peu compliqué à expliquer mais, en gros, je l'invite à lire ou à regarder Ça – il est revenu deStephen King, afin qu'elle trouve un moyen de nous protéger tout en se cultivant. »

 

Marie :
« De mon côté, le billet d'humeur traitera du mobilier urbain anti-SDF, particulièrement à Paris. Mon reportage, lui, sera consacré à un jeune galeriste qui expose en ce moment le photographe Ren Hang. »

 

Laura :
« Suite aux communiqués d'Apple et de Facebook concernant la gestion de la conservation des ovocytes pour leurs salariées, j'ai choisi de m'intéresser à la question pour mon billet d'humeur. Pour moi, cela pose plusieurs problèmes : est-ce une nouvelle révolution féminine ou le constat de l'incompatibilité entre le travail et la maternité ? Sous couvert de défendre la parité, ces boîtes ne font-elles pas passer le profit et l'argent avant notre humanité, en investissant une sphère qui devrait rester privée ? 

Pour mon reportage, ce sera beaucoup moins polémique ! Je suis partie dans le Beaujolais à la rencontre d'un jeune viticulteur. À quelques semaines des Sarmentelles de Beaujeu (qui fêtent l'arrivée du Beaujolais Nouveau), je l'ai interrogé sur les vignobles de cette région, sur les caractéristiques des cépages et sur les consommateurs de ce vin primeur souvent contesté… Et entre nous, pour l'avoir goûté, je peux vous dire que cette année, il sera fort bon le Beaujolais ! »

 

Guillaume :
« Pour cet exercice, j'ai décidé de suivre une association : La Fripouille. C'est une friperie associative en plein cœur d'Aubervilliers qui a pour objectif de vendre à très bas prix des vêtements aux habitants du quartier. Ayant fréquenté plusieurs associations, je m'intéresse particulièrement aux problématiques liées à l'associatif : quelle relation la Fripouille entretient-elle avec la mairie et les autres acteurs de la ville ? Comment les bénévoles vivent-ils leur engagement ? Pourquoi s'engagent-ils ? »

 

Floriane :
« J'ai décidé de consacrer mon reportage à Danilo Fedrighi, un couturier italien qui réalise principalement des robes de mariées et qui a tout récemment installé son entreprise à Paris. Je souhaite ainsi faire découvrir son travail, son style (spécialisé dans le luxe) et comprendre pourquoi il a choisi de développer son activité à Paris plutôt que dans son pays natal, ou dans une autre capitale (comme Londres ou New York). » 

 

Simon :
« Mon reportage porte sur le lancement de l'exposition « Jeune Création » (une association d'artistes d'art contemporain) au Centquatre-Paris. J'y ai passé deux jours, en couvrant d'abord le vernissage puis en discutant avec les personnes chargées de l'organisation. Je me suis principalement intéressé à la sélection des artistes exposés, à la mise en place de l'exposition, à la spécificité de « Jeune Création » en tant qu'association collégiale et à leur place, leur regard sur le marché de l'art contemporain. Pour finir, je suis allé à la rencontre des artistes. Je trouvais intéressant qu'ils décrivent leurs œuvres, qui sont normalement dédiées à l'œil plus qu'à l'oreille ! »

 

Parallèlement à cela, tous les étudiants de la promotion réitèrent leur participation à la fête du court-métrage (« Le jour le plus court ») qui a lieu tous les ans à la fin du mois de décembre. Ils travaillent donc actuellement à la programmation d'une projection prévue le 19 décembre à la Sorbonne. Tendez l'oreille, nous vous en apprendrons plus très bientôt. 

Si vous voulez (re)lire nos chroniques déjà publiées sur ActuaLitté, c'est ici ! Si vous voulez être informés chaque semaine de la parution de notre nouvelle chronique, c'est ici ! À mardi prochain !