Le projet des Uchroniques au Salon du livre : entre vitrine et stand(ing)

Association Effervescence - 08.04.2014

Reportage - Salon du livre 2014 - Mastère Edition - Uchroniques


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association. 

 

Cette semaine, nous revenons sur le lancement officiel de l'ouvrage 2013/2014 lors du Salon du livre de Paris. 

 

L'exposition de l'ouvrage au Salon du livre est l'ultime étape de lancement du projet étudiant. Son organisation commence en amont de l'étape de retravail des textes, et elle arrive comme un point d'orgue au processus de création et de promotion de l'ouvrage. Les enjeux sont donc multiples pour la promotion du master Édition : il ne s'agit pas seulement de vendre des exemplaires, mais aussi de constituer une vitrine pour la formation, à la fois pour répondre aux questions des futurs candidats au master et pour se rendre visibles auprès des professionnels de l'édition.

 

Un tout nouvel espace pour le stand du master

 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ambition des étudiants du master n'a pas été chose facile à réaliser. Après les immanquables coupes budgétaires dans l'enveloppe réservée à la fabrication du livre, la location d'un stand, son emplacement, son ameublement et sa décoration devaient toutefois suivre ce qui avait été prévu. En effet, plus tôt dans l'année, Les Uchroniques annonçaient la création de cinq reliures uniques qui seraient exposées au Salon du livre. Très vite, cette volonté de mettre ainsi en valeur l'ouvrage a valu aux étudiants de faire face à de nombreuses contraintes. 

 

 

Les cinq reliures d'art, réalisées sur des exemplaires de l'ouvrage

par des relieures diplômées de l'école Estienne

 

S'est tout d'abord posée la question de la place qu'occuperaient les reliures, l'un des points forts de l'habillage du stand. À ce titre, celles-ci avaient besoin d'une bonne visibilité : le stand s'est donc muni d'une grande table supplémentaire pour mettre en valeur ce travail particulier. C'est ainsi que  cette année, l'espace occupé a atteint les 9 m², ce qui n'avait jamais pu être fait par les promotions précédentes.

 

En effet, forts de leur système de crowdfunding, les étudiants se sont servis de ce qu'a rapporté leur cagnotte Leetchi pour envisager cet agrandissement, ainsi que d'autres améliorations. Par exemple, pour mettre en valeur les reliures et les exemplaires de l'ouvrage, les étudiants ont choisi pour leur stand un emplacement en angle, qui était donc ouvert sur deux allées. Le résultat a été à la hauteur des espérances de nos apprentis éditeurs, dont la visibilité a été considérablement améliorée.

 

 

 

 

La customisation et l'animation du stand

 

Deux bibliothèques, deux grandes tables et des affiches... Rien n'a été laissé au hasard pour habiller le stand des Uchroniques, pas même la protection des reliures. Pour éviter tout risque de détérioration, un caisson en verre a été commandé auprès d'un miroitier (de la miroiterie du Haut Samoreau). Pour animer le stand et faire connaître leurs artistes, Les Uchroniques ont aussi mis en place des dédicaces auxquelles ont participé une dizaine d'auteurs et illustrateurs.

 

L'un des petits « plus » fut également la vente de goodies issus de l'ouvrage. Des posters tirés de certaines illustrations du livre – par exemple, celles de La Bombe temporelle, David Hasselhoff ou encore Die Hollywooden – ont été vendus au prix de 2 €, ainsi que des badges à 0,50 € et des sacs en toile à 4 € seulement. Ces derniers ont d'ailleurs rencontré un joli succès puisque Les Uchroniques avaient écoulé tout leur stock avant la fin du Salon. 

 

 

 

 

 

Mais l'une des plus belles victoires fut assurément la vente, dès le premier jour, de l'une des reliures, réalisée par Lucie Racineux (reliure exposée au centre du caisson et dotée d'un coffret). 

 

Le Salon du livre : une question d'organisation

 

Le pôle commercialisation/Salon du livre, constitué de Giulia, Christelle et Pierre, s'est occupé de déterminer le type de stand voulu cette année en termes de taille, d'emplacement, mais aussi de tenue et d'ambiance à donner au stand. Des démarches administratives à l'installation de l'équipement, ils ont pensé aux trois temps forts qui ont rythmé cette période : l'installation du stand et la soirée d'inauguration, le Salon du livre proprement dit, puis le démontage et le stockage des articles restants. 

 

La répartition des tâches a été liée à des contraintes purement pratiques : posséder une voiture et un permis conditionnaient a priori le rôle des personnes chargées d'acheminer les meubles, préalablement achetés en grande surface. Il a également fallu prendre en compte la proximité d'un supermarché, d'où l'on pourrait rapporter les commissions à pied jusqu'au Salon ; un élément d'importance, puisqu'il a permis de se réapprovisionner en boissons, soudain en rupture de stock au beau milieu de la soirée d'inauguration…

 

 

 Ne reculant devant rien pour la soirée d'inauguration, les étudiants ont tous mis la main à la pâte !

 

Un fonctionnement a dû être instauré au cours du salon afin de faciliter au maximum la gestion de la caisse. Répartis en groupe de trois ou quatre personnes, les étudiants se sont relayés tous les jours à différentes plages horaires. À chaque fermeture, un référent était chargé de compter la caisse, remplir un relevé qui garderait une trace des transactions effectuées pendant la journée et qui permettrait d'estimer les revenus et pertes éventuelles. 

 

Une fois l'événement terminé, il faut pouvoir déterminer où seront stockés les exemplaires encore invendus de l'ouvrage et comment ceux-ci seront transportés à l'endroit en question. Là encore, les services d'un chauffeur sont requis, et ce sont finalement les membres de l'équipe responsable du Salon qui ont récupéré la majeure partie des stocks. Car leur travail est loin d'être terminé... 

 

Il reste en effet à poursuivre la commercialisation du Jour où le mur de Berlin n'est pas tombé – et tous ceux qui suivirent, à la fois en version papier et numérique. S'il est possible de l'acheter directement sur le site des Uchroniques, le livre est aussi en vente dans des librairies physiques et en ligne. Pour plus d'information à ce sujet, rendez-vous sur la page Facebook des Uchroniques ou sur le site du master 2 Édition de Paris-Sorbonne. Dans une chronique à venir, vous en saurez davantage sur les stratégies promotionnelles et de commercialisation mises en place par les équipes afférentes.

 

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À mardi prochain !