Que faire sans le bac ?

Clément Solym - 15.07.2008

Reportage - echec - bac - recale


Vous n’avez pas eu votre bac ? Pas de panique. Des gens très bien ont réussi leur vie sans… Même si ce diplôme est un « pass » incontournable pour poursuivre des études, il est possible de trouver sa voie après un premier échec ou une scolarité en dents de scie.

La première solution, et de loin la plus plébiscité, c’est de le repasser : 80 % des recalés au bac décident de le tenter une seconde fois… L’année 2007 a atteint des records en termes de réussite au bac avec 83.4 % de reçus sur les 628526 candidats qui se sont présentés aux épreuves. Sur 100 bacheliers, 54 ont un baccalauréat général, 26 un baccalauréat technologique et 20 un baccalauréat professionnel. En 2008, le célèbre diplôme a d'ailleurs fêté ses deux cents ans d'existence.

Partir à la fac sans le bac :

Pour les non-bacheliers, une possibilité d’entrer à la fac existe. Il s’agit du DAEU (diplôme d’accès aux études universitaires). Après son obtention, vous arrivez à égalité avec les bacheliers et vous pouvez vous inscrire en première année de fac.

Le DAEU A littéraire :

Deux matières sont obligatoires : le français et une langue vivante. S’ajoutent ensuite des matières optionnelles choisies par chaque université (il y a toujours l’histoire, la géographie et les mathématiques).

Ce diplôme est destiné à ceux qui veulent ensuite s’orienter vers la fac de lettres, les arts, les sciences humaines et sociales, les langues, la communication, le droit, les sciences économiques, l’administration et la gestion.

Le DAEU B scientifique :

Deux matières obligatoires : le français et les mathématiques auxquelles s’ajoutent deux matières optionnelles au choix avec toujours la physique, la chimie et les sciences de la nature et de la vie.

Ce diplôme est approprié pour les candidats souhaitant entreprendre des études universitaires médicales ou paramédicales, de sciences, technologies, STAPS ou souhaitant être admis dans un IUT (informatique). Vous disposez de quatre ans à partir de votre inscription pour décrocher ce diplôme.

L’inscription au DAEU :

Si vous êtes âgé de 24 ans au moins au 1er octobre de l’année de délivrance du diplôme, vous pouvez vous présenter au DAEU. Mais si ce n’est pas le cas, il faut avoir interrompu sa formation initiale pendant au moins deux ans et être âgé de 20 ans minimum.

Vous devez donc pouvoir justifier de deux années d’activité professionnelle, à temps plein ou à temps partiel, ayant donné lieu à une cotisation à la Sécurité sociale. Il est par ailleurs conseillé de préparer ce diplôme au sein de l’université dans laquelle vous souhaitez poursuivre votre parcours. Les portes vous seront ainsi plus ouvertes.

Préparer un BTS ou un DUT sans le bac :

Aucun texte ne dit qu’il est obligatoire d’avoir son bac pour entrer dans ce type de formations. En théorie, c’est le niveau de fin de terminale qui est suffisant. Mais en pratique, la sélection se fait parmi tous les dossiers que reçoivent les établissements. Ainsi, les lycées publics ne recrutent que des bacheliers tout en tenant compte de leurs résultats scolaires.

Le barrage n’est cependant pas total. Il reste alors les établissements privés qui accueillent chaque année des non-bacheliers. Les BTS proposés concernent souvent le secteur tertiaire : commerce, tourisme, comptabilité. Le problème du privé, c’est qu’il opère alors une autre forme de sélection : par l’argent…Le coût des formations proposées peut très vite s’avérer très élevé.

La capacité, une porte ouverte vers le droit ou la gestion :

Il faut être âgé d’au moins 17 ans pour pouvoir passer une capacité en droit. La préparation se déroule en deux ans (dans les facultés de droit, par correspondance via le CNED ou encore dans des établissements privés).

La première année est une initiation au droit privé (120 heures) et au droit public (60 heures). La deuxième année est plus diversifiée. Après cette initiation au droit, tout de même réputée assez difficile, vous pourrez intégrer un DEUG de droit ou encore un DUT carrières juridiques. Ce n’est pas véritablement un diplôme professionnalisant.

Une autre capacité existe aussi : elle forme à la gestion des entreprises, à la comptabilité et à l’utilisation de l’outil informatique au sein des entreprises. Cette capacité se prépare en un ou deux ans dans l’un des IAE (instituts d’administration des entreprises) qui acceptent les non-bacheliers dans le cadre de cette formation. Cette formation est bien reconnue au sein des entreprises.