Rendez-vous chez Michel Field : les étudiants devant la caméra

Association Effervescence - 24.02.2015

Reportage - Michel Field - invitation auteur - Serge July


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association.

 

Après avoir assisté à un enregistrement de La Grande Librairie (lire notre chronique à ce sujet), l'association Effervescence est de nouveau passée derrière la caméra mais cette fois sur le plateau de l'émission « Au Field de la nuit ». Des étudiants de l'option Édition ont assisté à cet enregistrement grâce au partenariat les liant au prix littéraire des grandes écoles et nous ont raconté leur expérience.

 

L'émission, étant diffusée à une heure du matin sur TF1, n'est pas tournée en direct : c'est donc le 5 février à neuf heures que les Hackœurs et le prix littéraire des grandes écoles ont rendez-vous. L'accueil est chaleureux au Studio 7 où Séverine Caniot (Éditel) explique le déroulement de l'enregistrement aux étudiants : deux émissions enregistrées à la suite, une pause-publicité qui ne dure que quelques secondes et une tenue correcte à garder devant des caméras qui peuvent être fixées sur eux à tout moment. « Les caméras sont discrètes, on s'y habitue » précise-t-elle en avouant que les cadreurs ont déjà surpris quelques spectateurs en train de piquer du nez.

 

Les étudiants attendent donc l'heure de se rendre sur le plateau dans une salle qui leur est réservée. Certains commencent à être nerveux… En effet, une des particularités de cette émission est sa partie« Forum » durant laquelle les étudiants ont la possibilité d'intervenir auprès des invités. Chacun d'eux a donc choisi et lu un des ouvrages présentés dans l'émission avant l'enregistrement pour interroger son auteur. Un véritable échange est alors permis durant ces quelques minutes et il faut éviter le piège des avis trop longs et des phrases alambiquées : « Soyez brefs et concis, sinon vous allez vous perdre » conseille encore Séverine Caniot.

 

À dix heures, direction le plateau dans un décor éclairé et préparé avec soin. Le public est installé en premier. Les étudiants prenant la parole ont un siège spécifique leur permettant de voir leur interlocuteur lorsqu'ils poseront leurs questions. Du côté des techniciens, la même rigueur est de mise. « C'est toujours impressionnant, il y a une place pour chaque chose et chaque chose a sa place », remarque l'une des participantes.

 

 

 

Lors de la première émission, Adrien Cools, président du prix littéraire des grandes écoles a droit à quelques minutes d'antenne pour parler du prix en début d'émission. En effet,« Au Field de la nuit » invite des étudiants à intervenir sur des œuvres littéraires, mais donne également de la visibilité à leurs projets.

 

Les invités arrivent, suivis de Michel Field et la lumière rouge s'allume pour annoncer le début de l'enregistrement. Ce jour-là, le présentateur recevait Serge July pour son Dictionnaire amoureux du Journalisme, Yannick Haenel pour son roman Je cherche l'Italie, Viktor Lazlo pour Les Tremblements essentiels et Daniel Russo pour son interprétation dans la pièce L'Être ou pas de Jean-Claude Grumberg. Après cette courte introduction, les projecteurs se sont arrêtés sur Adrien Cools et sa présentation du prix littéraire des grandes écoles, « le seul à être géré de A à Z par des étudiants » et qui souhaite étendre la réflexion au marché du livre avec le projet Think-Tank en collaboration avec les éditions Eyrolles (pour en savoir plus, voir notre chronique du 13 janvier 2015).

 

L'émission a continué suivant les trois parties qui la composent, la première étant « Actus » durant laquelle Michel Field interviewe les invités les uns après les autres pendant à peu près trente minutes. La seconde est le « Forum » : quinze minutes durant lesquelles a lieu l'échange entre auteurs et étudiants. La dernière partie est appelée « Coup de projecteur » et accueille de nouveaux intervenants, notamment Arnaud Guillon pour son roman Tableau de chasse et Jonathan Lambert pour son interprétation dans le film Réalité. Michel Field clôture alors en précisant aux spectateurs qu'ils peuvent « regarder l'émission à une heure plus décente » en replay. Une pause est ensuite accordée avant d'enchaîner sur la seconde émission composée du même public.

 

Cette fois, c'est Maria Ceglia, responsable de l'événementiel pour l'association Effervescence, qui prend la parole à l'antenne, après que Michel Field a présenté Dominique de Saint-Pern pour son roman Baronne Blixen, Gérard de Cortanze pour Les Amants de Coyoacan, Iegor Gran pour La Revanche de Kevin, puis Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau pour leur interprétation dans la pièce d'Éric Assous, On ne se mentira jamais !Durant son intervention, Maria a surtout mis l'accent sur la fonction financière de l'association qui permet de porter les projets de fin d'année du master. En effet, en plus d'offrir une porte pour l'insertion professionnelle, Effervescence soutient aussi bien le court-métrage réalisé par l'option Audiovisuel que l'ouvrage de l'option Édition. Étant elle-même du côté éditorial, elle rappelle que les Éditions Hackœurs seront au Salon du Livre de Paris en mars 2015 pour présenter l'ouvrage Hackœurs et invite les spectateurs à venir voir ce « petit livre rose » à leur stand.

 

L'émission se termine avec le « Coup de projecteur », où étaient invités Toufik Abou-Haydar pour son roman Confidences passagères et Élodie Frégé pour son rôle dans L'Art de la Fugue de Brice Cauvin. Autre particularité d'« Au Field de la Nuit » : le public estinvité au milieu du plateau auprès des invités pour tourner quelques séquences de génériqueà la fin de chaque émission. Une nouvelle occasion pour les membres de l'assistance d'interagir avec les invités.

 

C'est le sourire aux lèvres que les étudiants d'Effervescence et du prix littéraire des grandes écoles ont quitté le studio vers quinze heures. L'expérience, en plus d'être enrichissante, a été enivrante pour les participants qui ont pu discuter avec de grandes figures du monde culturel. « Ce que j'ai préféré, ce sont les moments en off lorsque nous pouvions parler de personne à personne avec les invitéscomme Daniel Russo ou Jean-Luc Moreau, par exemple » témoigne Maria Ceglia.

 

Vous pouvez donc regarder ces émissions, diffusées respectivement le 16 et le 23 février, en replay sur MyTF1.fr. Vous y découvrirez pourquoi l'une des spectatrices de Daniel Russo lui a suggéré à la fin d'une représentation : « vous devriez être remboursé par la sécu » !

 

Si vous voulez (re)lire nos chroniques déjà publiées sur ActuaLitté, c'est ici ! Si vous voulez être informés chaque semaine de la parution de notre nouvelle chronique, c'est ici !

À mardi prochain !