Staka, le puzzle d'adresse, à en baver des ronds de... serviette

Nicolas Gary - 23.08.2019

Tests - Staka jeu - jeu adresse puzzle - pièces rond serviette


JEU D’ADRESSE – Un peu d’astuce, d’espièglerie, certes, mais avant d’entrer dans la vie de Candy, il faudra surtout beaucoup d’agilité. Staka n’a rien d’une balade de santé, brin d’herbe en bouche, à regarder filer les nuages. Ici, on joue, pour de vrai, avec rigueur et méthode. Et pas mal d’éclats de rire.

Staka - jeu d'adresse
 

Le jeu contient 13 pièces, un dé, des cartes, un mode d’emploi et un petit sac de voyage, idéal pour embarquer avec soi ce doux instrument de torture. On ne jouera pas en voiture à Staka, pas plus qu’il ne faut envisager une partie en mer, même peu agitée. Ici, tout repose sur de savantes équations d’équilibriste. 
 

Ne pas confondre vitesse et précipitation


Cinq modes sont proposés : Duel, Flash, Zen, Crash ou Art. Comme leur nom l’indique assez bien, les parties différeront selon les règles que l’on décide de suivre. Mais globalement, l’enjeu reste le même : monter les pièces les unes sur les autres. 

Staka - jeu d'adresse

 
Et si, en voyant ces morceaux de bois taillés – et là, chapeau sur la réalisation – l’image d’un rond de serviette vous vient à l’esprit, pas de panique. Michel Bauman, l’inventeur du jeu avait en effet eu l’idée en jouant avec des ronds de serviette, avant que Staka ne voie le jour. 
 

Jusqu'à quatre cobayes consentants


On joue seul, à deux, et jusqu’à quatre, toujours avec cette obsession de la concentration et de ne pas faire chuter les pièces. Les différentes orientations que proposent les modes permettent de profiter selon son humeur d’une partie. 

Staka - jeu d'adresse

 
Les cartes, quant à elles, représentent une figure qu’il faudra reproduire, et certaines sont d’une complexité à pas piquer des vers. On se demande d’ailleurs comment il est possible, au regard de certains dessins, que la gravité ne mette pas son veto… Un liseré vert ou rouge indique par ailleurs le niveau de difficulté.
 

Et puis... c'est le drame !


Qu’il soit permis, après une soirée de découverte, de saluer le sadisme infernal de cette création : que l’on opte pour une partie Flash, jouant contre la montre pour aboutir à une figure, ou en Crash, où chacun pose à son tour une pièce, en croisant les doigts, le plaisir ne se boude pas. On en finit par aimer se faire du mal.


 

Alors, oui, il se trouvera autour de la table un mauvais esprit pour seplaindre que « les pièces sont mal usinées », quand on ne parvient pas à reproduire Olivia. Ou que jamais, ô grand jamais, Vladimir ne peut tenir la route. Et que Günther est totalement impossible. Autant de petits noms d’amour qui accompagnent les figures — et avec un peu d’entraînement, on peut corser l’ensemble, en demandant au joueur de reproduire Erik ou Ines… mais de mémoire, donc sans le support visuel.
 

Pari tenu. La figure moins en revanche...


Si, si, Staka est un jeu non seulement très bien produit et réalisé, avec un matériel indéniablement de qualité, mais surtout, l’occasion de tester ses réflexes, sa concentration et son habileté. Et de s’exaspérer avec un soupir à pierre fendre quand on échoue pour la 6e fois à monter Gaspar. Mais là, on en vient à des solutions extrêmes…
 
Bref, pour une trentaine d’euros, ce jeu tient toutes ses promesses, il n’y a que les joueurs qui ne parviendront pas à tenir le chrono…

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Staka – Helvetiq – 7640139531728 – 30 €


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