Test du Reader de Sony : les ebooks à portée d'écran

Clément Solym - 29.08.2008

Tests - Test - Reader - Sony


Cette présentation de mes premières expériences avec l’e-reader PRS 505 de Sony (prochainement distribué par la Fnac avec du contenu Hachette exclusif, mi-septembre) n'est pas anecdotique : après une carrière de journaliste dans la presse magazine, j’ai créé et j’anime aujourd’hui depuis plus de quatre ans Poezibao, une revue en ligne (c’est un blog), entièrement dédiée à l’actualité éditoriale de la poésie moderne et contemporaine.

 
Lecture sur supports électroniques

J’ai commencé à m’intéresser à la lecture sur supports électroniques, car je reçois une masse considérable de livres en service de presse (une bonne dizaine chaque semaine), de documents et de fichiers. Et que je ne voulais pas être tributaire en permanence, pour ces lectures, d’un ordinateur.
 

Ma première expérience a consisté à me servir d’un iPod Touch. L’astuce que j’ai utilisée : m’envoyer les fichiers sur une adresse Gmail créée à cet effet. L’iPod Touch a rapidement intégré une application mail capable de lire les fichiers joints en PDF et Word. Inconvénient : la petite taille de l’écran, la capacité très réduite de la batterie et une vraie fatigue visuelle due à la luminosité.
 

J’ai entendu parler des e-readers d’abord via l’expérience Kindle d’Amazon (mais sans que ce concept avec tous ses verrouillages m’attire le moins du monde). Puis par l’écrivain et éditeur François Bon, notamment après la création de publie.net. Il a coutume de m’envoyer des textes en service de presse et j’ai suivi de très près sa réflexion, passionnante, sur la publication numérique. Autant dire que lorsqu’il a raconté sur son blog avoir acquis aux États-Unis un e-reader PRS 505 de Sony, j’ai été très intéressée. Devant me rendre en vacances aux USA cet été, j’ai décidé d’en acquérir un à mon tour.

 
Achat

On ne peut pas dire que l’objet soit omniprésent même sur le sol américain (j’étais dans la région Nord-Est, au Sud de Boston). J’avais pensé aux magasins Staples, très présents là-bas, mais ils ne connaissent encore manifestement rien au sujet. J’ai ensuite interrogé la chaîne de nouveautés électroniques Brookstone, rien non plus mais là on m’a signalé que l’objet serait peut-être chez le libraire Borders (j’avais été chez Barnes & Nobles, en vain). Le tuyau Borders était le bon : j’ai acquis l’objet pour 346,48 dollars (299 $ pour le lecteur, 29,99 $ pour le chargeur, 16,50 $ de taxes, soit en euros, 225, 69 € (avec une commission bancaire de change et CB de 3,95 €).

 
Prise en main et premières impressions

La prise en main est immédiate et très facile : le Reader comportait 17 fichiers, la plupart (15) étant des extraits de livres, auxquels s’ajoutaient Wuthering Heights d’Emily Brontë (intégral, en anglais bien sûr) et le manuel du Reader. De quoi le tester, même si un des usages qui m’intéressent le plus, lire sur le Reader des documents PDF ou Word personnels ne m’était pas possible encore, faute d’ordinateur.
 


La première surprise vient de l’écran, qui semble bien terne au premier abord, lors de l’allumage de l’appareil, tout gris, tout plat ! Puis frappe la lisibilité de ce qui s’affiche. Frappe aussi la légèreté de l’objet (ma dernière lecture avant de partir : la biographie de Valéry par Michel Jarrety, 1366 pages et 1,5 kg !). L’e-reader pèse un peu moins de 350 g avec sa jaquette, il mesure la taille d’un livre, soit 12 cm de large et 17 cm de hauteur environ. Et bien sûr il est extrêmement plat. Sa mémoire interne, un peu moins de 200 Mo, permettrait d’engranger (non vérifié) une soixantaine de livres. Il y a deux emplacements pour cartes mémoires, SD et Memory Stick Pro Duo.
 

Navigation

Elle s’organise logiquement à partir de la touche menu, qui permet de remonter dans l’arborescence. Sur le côté de l’appareil, 10 touches permettant l’accès direct aux contenus répertoriés sur la page et sur le côté deux touches de « tourne » pour avancer d’une page ou reculer d’une page. En bas à gauche, un second bouton permet également de circuler de page en page (et à l’usage, on utilise les deux, main droite, main gauche, selon les cas). Deux petits boutons encore, en bas à gauche, l’un pour agrandir le caractère (trois tailles, petit, moyen, grand), l’autre pour poser un signet (j’y reviendrai). On peut aussi changer l’orientation de la page.
 

À signaler que le Reader permet aussi de lire des fichiers audio (mp3) et des images, mais en blanc et noir, ça manque un peu d’intérêt.