Test inédit : en jeu vidéo, “Le Paris des merveilles” rebat les cartes

Nicolas Gary - 02.09.2019

Tests - Paris merveilles - Pierre Pevel - Numerik Games Festival


JEU VIDÉO – Librement inspiré du livre de fantasy de Pierre Pevel, Le Paris des merveilles est devenu un jeu vidéo, dont le prototype a été présenté en avant-première lors du Numerik Games Festival. Le roman prend ici la forme d’un jeu de cartes, inspiré du tome 1 de la saga, dont l’objectif est de retrouver les 7 licornes de cristal. ActuaLitté a pu l'expérimenter en présence des 4 développeurs, et se régaler…

Le Paris des merveilles

 
Souvenirs, souvenirs : lors du salon du livre de Genève, sept éditeurs francophones et leur auteur s’étaient affrontés devant un jury de développeurs suisses. Cette animation inédite, organisée sous la forme d’un télécrochet déboucherait sur la création d’un jeu vidéo, librement adapté du livre le plus convaincant. Si au moment des délibérations, les jurés avaient longuement hésité, c’est finalement Le Paris des merveilles de Pierre Pevel (éditions Bragelonne) qui l’avait emporté.

Moins de quatre mois plus tard, une première version fut donc présentée au public lors du Numerik Games Festival, qui se déroulait du les 30, 31 août et 1er septembre à Yverdon-les-Bains (Suisse). 
 

Couleur, graphisme, gameplay, tout y est


Très attendu par les nombreux partenaires — dont ActuaLitté — qui avaient pris part à cet événement, l'aboutissement était enfin là, Saint Graal devant nos yeux ébahis. Et les premières impressions dépassent les espérances. Au terme de trois parties, on mesure tout l’aspect de stratégie et de réflexion qu’il faut déployer. Les graphismes et les couleurs rivalisent de vivacité sans pour autant dénaturer l’ambiance du livre ni agresser le joueur.

L’attention portée au gameplay — que ce soit l’utilisation des cartes ou les actions — de même que les détails — vêtements, personnages, animation — rendent l’ensemble agréable et ludique. Les protagonistes offrent une impression de vie, avec pour chacun une personnalité propre. Et gardons à l’esprit que ce n’est là qu’une version bêta.


Le gameplay

 
Au milieu de l’équipe, on se fait expliquer le fonctionnement : récupérer les licornes de cristal, d’accord.  Pour cela, le joueur est aidé de 4 amis, Louis Denizart Hippolyte Griffont (mage), Isabel de St-Gil (fée renégate), Cécile de Brescieux (magicienne, amie de Griffont), Azincourt (chat ailé, qui peut absorber les connaissances des livres sur lesquels il est assis, d’où l’image d’ouverture du jeu) qui doivent lutter contre les méchants personnages, les mages noirs, les gargouilles géantes Talyx et Syla qui se démultiplient en mini gargouilles, Lyssandre (la fée en exil), aidés de toutes sortes d’armes, potions et sortilèges (petites et grandes potions, revolvers, revolvers enchantés, billes de lave, soins magiques…).
 

Connecter un univers de mots et de pixels


Une grande partie de l’univers du tome 1 se retrouve ainsi à travers les cartes, visuellement, mais plus encore : des textes extraits du roman ont été ajoutés dans les descriptifs, pour ancrer le lien entre les deux objets. Et comme on ne parle ici que du tome 1, une multitude d’extensions et de déclinaisons s'envisagent pour de futurs développements.

Le Paris des merveilles
Les quatre développeurs : Joël Lauener, Code / Game design (Neuchâtel et Vaud) / David Javet, Production / Coordination (Vaud), Swan Keller, Graphic Design (Jura bernois) et Marion Bareil, Game design / UI design (Genève)

 
Pour David Javet, qui a piloté l’équipe des développeurs, l'objectif restait de donner envie aux joueurs de lire le livre, avec ses personnages qui surgissent, et les divers objets, qui pour certains sont des éléments ajoutés : « En aucun cas cela ne divulgâche le livre. Le gameplay est réellement inspiré de l’histoire. Il fallait préserver son essence en introduisant des éléments, ou en les extrapolant de l’histoire, comme les potions de soin. Nous avons imaginé certains de ces éléments pour le rendre jouable. »

L’équipe a ainsi conçu un jeu coloré, et a adapté certains protagonistes du livre, dont les personnages féminins. Il était nécessaire que les personnages sourient, car il existe une certaine dissonance entre l’écriture joyeuse, et le visuel originel plutôt sombre. Les parties sont ainsi plus vives, plus gaies. 


Les liens avec le livre

 
Le Paris de la belle époque, le style Art nouveau, a inspiré l’approche graphique, indique Marion Bareil, pour qui il fut « très agréable de travailler avec cet univers. Nous avons essayé de le rendre clair, épuré et lisible pour le joueur ». Pierre Pevel, absent lors de la présentation, avait pu découvrir les images, et les a beaucoup appréciées.

Swan Keller était en charge de l’illustration : « J’ai fait beaucoup de recherches sur l’époque, les objets, les véhicules, l’ambiance, et me suis penché sur le travail des illustrateurs du livre. Les personnages sont assez humoristiques, charmeurs, malicieux : Griffont est joueur, Isabel de St-Gil la fée renégate est une charmeuse ! Il y a une dose de dérision qu’il fallait retranscrire dans le jeu. J’ai bénéficié d’une grande liberté, particulièrement appréciable. »


Affronter Azincourt

 
« Nous avons adopté un mode léger, enjoué : ça swingue, le but est que le joueur s’amuse, et c’est le cas », s’enthousiasme Joël Lauener.

« Le retour des joueurs est très bon, tant sur le visuel que sur la partie en tant que tel. Ils essaient, perdent, passent un tour et reviennent. Ils mettent en lumière quelques petits détails à modifier, quelques ajustements, mais les commentaires sont très positifs ! Comme tout jeu de cartes, il y a une part d’aléatoire, selon la pioche, mais aussi une part de décisionnel et de stratégie, de points à compter, d’amis à scarifier pour en sauver d’autres ! »
 

Tant de perspectives encore à explorer


Si suite il doit y avoir, on envisage d’ajouter des cartes, des personnages, ou commencer à partir d’un autre personnage. On pourra introduire d’autres acolytes, et poursuivre la création à partir des tomes suivants. Le tout peut évoluer, car les livres permettent des extensions, des ajouts… surtout qu’un recueil sort en septembre, avec la contribution de nouveaux auteurs. Il est possible d’imaginer que les prochains tomes intègrent de nouvelles cartes ! Et l'important reste de maintenir le lien avec le livre.

Pour l’équipe, dont les membres auront collaboré ensemble pour la première fois autour de ce Paris des merveilles, l’expérience est concluante, à tous les niveaux. « Nous nous sommes immensément amusés, le projet était tellement enthousiasmant depuis le début. Il y’a tant de choses à faire avec cet univers », assurent-ils. Avec chacun son préféré — comme David Javet qui s’est attaché à Azincourt, le chat qui mange le savoir. 

Le jeu donne évidemment envie de découvrir les aventures de Pierre Pevel, et l’on se réjouit de voir la version finale, même si celle-ci est déjà très aboutie…


Une partie en temps réel



Commentaires
Très TRES sympa ce petit aperçu du jeu! Une sortie est prévue/datée ?
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