Attention, libraires (dé)masqués

Auteur invité - 23.04.2020

Tribune - librairie réouverture danger - libraires commerce - ventes livres


BILLET d'HUMEUR – Après une tentative — qui a fait un gros flop — de Bruno Le Maire le 18 mars de rouvrir les librairies (voir ici), la plupart des acteurs/actrices de la chaîne du livre ont admis que celles-ci resteraient fermées pour un certain temps. L’arrêté du 14 mars annonçait de toute façon une fermeture jusqu’au 15 avril. Mais les semaines passant, de plus en plus de librairies se sont mises à proposer un système de retrait à la porte de la librairie, de livraison à domicile, etc.


Paris Boutik Librairie Paris
ActuaLitté, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)

 

Et c’est au moment où une date de réouverture se précise, et que le gouvernement autorise le Click & Collect pour les librairies, sans risque pour les client·e·s d’avoir une amende de 135 euros, que la machine s’emballe. Tout le monde y va de son initiative : du distributeur qui propose de livrer directement chez eux/elles les client·e·s des librairies, au libraire qui propose de déposer le livre devant chez vous.
 

On peut aussi se poser la question du matériel sanitaire utilisé pour permettre ces démarches alors que les personnes qui travaillent dans les Ehpad ou dans les soins à domicile en manquent toujours.
 

 

Ceux qui ont un pistolet chargé...


Il est vrai que sans librairie, la chaîne du livre ne peut fonctionner et notamment ne peut faire rentrer de l’argent. Le ministre de la Culture n’a pas dit autre chose le 16 avril à la radio : « Les librairies sont le poumon économique de la chaîne du livre ». Pour autant on peut se poser la question des motivations ou des raisons qui poussent de plus en plus de libraires à s’activer partiellement au lieu d’agir dans le respect commun :
 

  • • raisons financières. Mais objectivement, ces ventes sont infimes et ne représentent qu’une toute petite partie du chiffre d’affaires habituel ;
  • • garder du lien « social » : mais en réalité, garder un lien à tout prix avec sa clientèle habituelle en lui donnant un livre vite fait via un « guichet sans contact » après une commande à distance ;
  • • problème de stock : le diminuer (un tout petit peu) en prévision des centaines de nouveautés qui vont arriver à la réouverture (celles qui étaient programmées entre mi-mars et mi-mai) ;
  • • faire concurrence à Amazon, qui continue de vendre des livres.


Si le soutien des lecteurs-lectrices et client·e·s aux libraires est touchant et sincère, la décision de réouverture ces jours-ci des librairies est désolante et démesurée : le gain est bien trop petit et le risque est trop grand. Être solidaires, c’est l’être avec tous les citoyen·ne·s, pas en premier lieu avec son comptoir.


Rien de très convainquant il me semble, pas plus que d’éventuelles pressions des maisons d’édition, des distributeurs alors qu’eux/elles aussi sont à l’arrêt.

 

PODCAST: Réouverture, avec patience et humilité


À noter qu’en même temps que les librairies s’activent, Amazon ferme ses entrepôts pour quelques jours (mais pas ses marketplaces…) suite non pas aux beaux discours du gouvernement ou à la mobilisation de ces mêmes libraires, mais beaucoup plus sûrement grâce à la mobilisation des salarié·e·s d’Amazon, des syndicats et des visites répétées de l’inspection du travail. Du coup, le premier des arguments mis en avant à la mi-mars — selon lequel il fallait rouvrir les librairies puisqu’Amazon continuait de vendre des livres — ne tient plus vraiment.


Cherche la main et tu auras l'échelle
Charlotte Henard (photo d'illustration)

 

 

Et ceux qui creusent...


Plongeons maintenant dans les déclarations de ceux qui appellent vertement à la réouverture des librairies. Le dénominateur commun de ces prises de position c’est le caractère vital, fondamental de leur démarche.

Ne pas rouvrir ce serait, au choix (chacun se reconnaîtra…) la mort de la librairie indépendante, la mort des petits éditeurs, et la fin de leur grandiose contribution à l’émancipation intellectuelle du genre humain.


Certains en appellent à la résistance comme à d’autres « époques sombres et difficiles » (si si), crient à l’injustice de ne pouvoir vendre de livres ni d’exercer leur métier — et insultent en passant les libraires qui pensent autrement.
 

La fermeture des librairies aurait ainsi empêché de « transformer ce temps difficile de confinement en une période intense et privilégiée ». Les familles endeuillées, les centaines de milliers de personnes en première ligne et/ou obligées de travailler sans protection, les personnes qui n’ont pas de quoi manger et qui font la queue par centaines devant les lieux de distribution de nourriture apprécieront ce désir de légèreté, et cette insouciance.
 

Comme l’a si bien dit la librairie L’Écume des pages [Facebook, 20 avril] : « Si lire c’est résister, acheter ou vendre un livre ne fait pas de nous des résistants. »

 

RÉSISTANCE: 39-45 à l'heure du Covid


Tout ça fleure bon la patrie en danger, qui va assez bien avec l’idée que nous sommes en guerre et qu’il faut en appeler à la mobilisation nationale. Les instits et les coiffeurs et les coiffeuses, le personnel de restauration (et aussi dans une version plus contrainte les réfugiée·e·s), mais qu’ils aillent dans les champs ramasser les fraises et les asperges ! Les libraires qui refusent de réintégrer leurs lieux de travail, ces lâches, ces couards, qu’on les soumette à la vindicte publique (de celle qui dispose de capital culturel bien entendu…) !


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Certains disaient dès la mi-mars [Le Point, 18 mars] qu’il était évident que les librairies ne pourraient pas fermer plus de quelques jours. Ça ne vous rappelle pas un certain ministre qui disait que les écoles ne fermeraient pas, quelques heures seulement avant que ne soit annoncée leur fermeture ? Comme quoi il n’y a pas qu’au gouvernement qu’on peut dire des âneries…


Certain·e·s aussi en appellent à la liberté et osent comparer leur confinement au quotidien des détenus en prison et évoquent le risque d’infidélité de leur clientèle si la fermeture des librairies est prolongée.
 

On trouve ici en partie les mêmes arguments que chez Amazon qui, tout en dissimulant la part très majoritaire de ce qui est non essentiel dans les produits qu’elle expédie, justifie ses ventes comme un service rendu aux client·e·s confiné·e·s et désœuvré·e·s.

 

Toi... tu creuses


Il y a aussi la version « militante », qui explique qu’elle réamorce la vente par correspondance en accord avec les revendications des syndicats de la Poste, mais c’est omettre qu’une des revendications c’est justement d’arrêter l’acheminement de tout ce qui n’est véritablement pas indispensable (matériel médical, nourriture…). Ça doit faire plaisir au PDG de La Poste qui se vantait début avril qu’un nouveau record de volume de colis avait été franchi et disait qu’il fallait se fixer de nouveaux objectifs.

Sans oublier que ce triste record a été obtenu grâce à une armée d’intérimaires et de sous-traitants puisque, comme à Amazon et ailleurs, les salarié·e·s les moins précaires exercent massivement leur droit de retrait ou se mettent en arrêt maladie. [NdR : En Île-de-France plus de 80 % des colis transitant par La Poste sont sous traités au privé.]

 

BIBLIOTHÈQUE: des imbéciles et des livres 


Épatant : personne ne parle de rouvrir les bibliothèques. Pourtant, en termes de diffusion et d’accès à la culture, y’a pas mieux ! En passant, si la réouverture des librairies était réellement une question de diffusion de la culture, (donc de) fournir des livres, il suffirait de mettre à disposition gratuitement sur les pas de portes les services de presse qui s’entassent dans les réserves…
 

Étonnamment le SLF, le syndicat de la librairie française, qui ne s’est jamais illustré dans la défense des petites mains qui travaillent en librairie — c’est de fait le syndicat des patrons de librairies — a durant cette crise affiché des positions correctes tout en demandant des aides financières et en accomplissant ses missions habituelles. Il s’est opposé à une réouverture à la mi-mars et demande un cadre et des moyens pour une réouverture à partir du 11 mai en n’omettant pas les questions sanitaires pour les employé·e·s et les client·e·s.

Le communiqué du président du SLF du 17 avril a d’ailleurs incité certains de ses adhérent·e·s à afficher leur désaccord. [NdR :  Voir la tribune de Georges-Marc Habib, publié sur le site de Livre Hebdo le 17 avril. Un sommet dans le genre dont un certain nombre de passages entre guillemets enrichissent ce texte !]


Indignados
- HOGRE - domaine public

 

Comme une évidence, les inégalités sociales (santé, économie…) resurgissent en temps de crise. Il en est de même pour cette pandémie concernant les librairies. Les petits commerces qui ont dû fermer depuis le 16 mars traversent une période très difficile, surtout ceux qui n’ont pas ou très peu de trésorerie qui permettrait de faire la transition pour payer les salaires, les loyers, les factures en attendant le versement des aides qui pour certains seront loin d’être suffisantes.


Livres Hebdo (LH) le magazine destiné aux professionnel·le·s du livre s’illustre particulièrement depuis le début de la pandémie. C’est le principal organe d’expression, via son site internet, des partisans à tout crin de la réouverture le plus tôt possible des librairies. LH, surnommé « la voix de son maître », est également réputé pour ignorer la plupart du temps les revendications et les luttes menées par les salarié·e·s dans les métiers du livre — y compris en son sein bien évidemment.

Ainsi, concernant la restructuration prévue courant 2020 et le licenciement de la moitié de la rédaction — et alors que la Société des journalistes de Livres Hebdo et la section syndicale SNJ parlaient de démantèlement — LH parle de « redéploiement » dans un article paru le 24 janvier 2020…
 

Malgré de beaux discours, les questions de santé publique passent après l’essentiel : les clients·e·s doivent recommencer à consommer le plus vite possible. Mais que l’on se rassure, le terminal CB est désinfecté après chaque paiement (attention au court-circuit, hein).


Essayons de réagir avec lucidité, de prioriser ce qui doit l’être en pensant aux personnes « en première ligne » et de garder le sens du collectif.

 

Le Bon la Brute et le Truand soit deux libraires et une éditrice




Commentaires
1/quand on fait une tribune de ce genre, on a au moins le courage de la signer

2/venez voir si le chiffre qu’on fait en ce moment est anecdotique au regard d’une petite librairie

3/ venez voir si on ne respecte pas TOUTES les consignes de sécurité

4/venez voir si on pique des masques à ceux qui en ont le plus besoin ( non on les fabrique sur des modèles officiels d’hopitaux)

5/ venez voir si le tpe est à risque: non paiement exclusivement à distance.

On pourrait continuer la liste longtemps... juste en cohérence avec tout ce qui est dit dans cet article, ne rouvrez pas le 11 mai!!!!

Dans 15 jours rien ne sera réglé!!! Rien! Et ce sera bien plus dangereux de faire rentrer des gens que de faire du pickup sécuritaire... comme visiblement la préoccupation est la première ligne , ce sera toujours le cas pour vous. Donc attendez au moins septembre tranquillement pour ne mettre personne en danger de façon certaine!!!!
Cette réponse de votre part illustre malheureusement à la perfection ce qui est dénoncé dans cette article qui est un coup de gueule, mais aussi une piste de réflexion sur les enjeux actuels de notre métier.

Qu'y opposez-vous ? Rien.

Seulement des considérations pratiques et économiques, rien au sujet de ce qui est ici dénoncé : le manque de cohésion, le manque de solidarité, le manque d'action collective qui nous permettraient de peser pour sauver nos librairies tout en nous préoccupant de notre place et notre responsabilité dans la société. Tout en ayant le sens de ce qui est COMMUN.

Et puis cette cerise sur le gâteau : la solution du "pickup sécuritaire" (coucou Georges Orwell !).

Si ça résume votre vision de l'avenir du métier, au secours gulp



PS : je n'ai pas participé à la rédaction de cet article, je ne sais pas qui s'y est collé mais peu importe. L'invalider parce qu'il n'est pas signé n'est pas un argument valable.
Si nous n’avons pas agi plus tôt en pick up c’est certes parce que nous avons respecté l’urgence sanitaire des hôpitaux mais aussi parcequ’apres Discussion avec des confrères on avait convenu que si certains se lançaient ils risquaient de mettre à mal la profession pour les aides qui pourraient être peut être obtenues pour la librairie. On a donc bêtement fait passer l’unite Avant notre petite trésorerie à la con comme vous dites... Après avoir reçu les conditions d’octroiement de ces aides il y a 48h , ça laisse pantois... bref, on regrette presque d’avoir pensé effectivement qu’il fallait penser d’abord à ce qui était le sens commun...
Bonjour le Bon, la Brute et le Truand,

Gérant d'une petite librairie qui propose un service de retrait, ne pas rouvrir serait plus simplement l'impossibilité de verser les salaires à la fin du mois. Pas plus, pas moins. La situation n'est plaisante pour personne, quelles que soient les décisions prises pour faire face et les conditions mises en oeuvre. Que des librairies puissent différer leur réouverture, tant mieux. Mais pour votre complète information, sachez que depuis lundi le chiffre d'affaire est correct, objectivement (-20% environ de perte). Bonne journée
Merci pour cette tribune courageuse et donnant espoir à celles et ceux qui pensent qu'on peut être libraires sans devenir de bons petits soldats de la Cause économique.



Amis Arpenteurs, détendez-vous... Et si vous saviez qui a écrit cette tribune ça changerait quoi ?
Totalement d’accord. Merci pour cette réponse claire et mesurée.
Un grand merci pour ce conseil de détente car oui étrange allez savoir pourquoi on est un peu inquiet pour notre avenir...

On ne sert pas LA cause économique mais connement et humblement juste notre cause économique et accessoirement celle de nos 3 jeunes salariés libraires...

Et simplement quand on revendique des choses si haut et fort publiquement et qu’on tape sur les autres, on a juste la décence d’assumer. Et pourquoi ne pas le faire si on est aussi sûr de ce qu’on dit!?!
Cette tribune que je sache ne vise pas à empêcher quiconque de faire ce qui lui semble bon (donc pourquoi s'enerver comme ça ?) mais revient je trouve de manière pertinente sur un certain nombre d'arguments discutables avancés par des personnes de la profession pour reprendre rapidement une activité économique non vitale. Comme dans toute situation complexe, l'important c'est de débattre et de confronter des idées idéalement contradictoires, il en restera toujours quelque chose. En tout cas cet article me plait car il propose une position qui me touche particulièrement. Etre un.e commerçant.e en 2020 n'empêche pas de placer d'autres arguments avant celui de la reprise économique à tout prix. Cet article essaie de porter le regard sur des arguments sociaux et sanitaires qui sont parfois un peu trop vite balayés ou du moins mis au second plan devant l'urgence de sauver la trésorerie et le chiffre d'affaires. Car oui c'est super important (pour le moment) de sauver les chiffres (oui oui je suis aussi libraire et je vois bien ce qui arrive sur mon compte en banque), mais l'état actuel du monde ne peut pas ne pas nous faire aller au-delà. On n'est plus dans les années 50-60. Certaines urgences méritent qu'on modifie en profondeur certaines de nos priorités. Et réfléchir à comment faire pour qu'une vie véritablement humaine soit encore possible dans 15 ou 20 ans (ou peut-être l'an prochain), nécessite sûrement de voir au-delà du critère trésorerie de ma petite entreprise. Cette crise nous y incite. Prenons le temps d'en profiter. Car si la précipitation provoque un étalement dans le temps de la situation actuelle, on passera de "on avait une petite chance de sauver les meubles" à "c'est mort et bien mort pour longtemps". Alors oui détendons-nous et tentons de penser un peu plus loin que le bout de notre calculatrice...
Nous allons transmettre la fin de votre message à nos 3 jeunes salariés libraires qui effectivement seront forcément détendus...

Le système du pick up n’a en rien été précipité! Nous avons eu un mois pour y réfléchir et le mettre en place efficacement en se souciant prioritairement des questions sanitaires.

Dans 15 jours rien n’aura beaucoup changé: les libraires et autres qui tiennent ces propos devraient être cohérents et ne pas réouvrir! Le système de pickup est bien moins dangereux qu’une réouverture... personnellement c’est bien ce qui nous préoccupe plus...
Bien volontiers pour le transfert, étant moi même "jeune libraire salarié" je suppose que d'autres que moi peuvent comprendre qu'appartenir à une profession commerçante d'empêche pas de penser au-delà des strictes nécessités comptables et économiques. La critique ne vous empêche en rien de pratiquer ce que vous êtes en train de faire, d'autres choisissent d'autres voies et s'en défendent, pourquoi s'en priver ? En outre, certain.e.s libraires considèrent que devenir un comptoir à emporter n'a plus grand chose à voir avec le métier qu'ils ou elles souhaitent exercer, quel mal à ça ? Bon courage !
Il est amusant de constater une fois de plus que chacun crois systématiquement que son point de vue est moins relayé que celui des autres. Moi-même, il n'y a pas si longtemps, je trouvais qu'on laissait beaucoup la parole à ceux qui défendait une fermeture stricte des librairies, jugeant irresponsables les libraires qui préféraient tenter de faire un peu leur travail.

Tout comme Arpenteurs, j'estime que si l'on veut avoir un tant soit peu de crédibilité lorsque l'on rédige une tribune qui entend faire la morale a une partie de ses confrères, on a le courage de ses actes en signant.

Mais quand je lis "la décision de réouverture ces jours-ci des librairies est désolante et démesurée", je comprends que nous avons de toute façon affaire à des gens si persuadés de détenir LA vérité, qu'il ne sert à rien d'essayer de dialoguer.

Et bien sûr on n'est jamais bien loin du point Godwin, avec une bonne petite culpabilisation des familles ("Les familles endeuillées, les centaines de milliers de personnes en première ligne et/ou obligées de travailler sans protection, les personnes qui n’ont pas de quoi manger et qui font la queue par centaines devant les lieux de distribution de nourriture apprécieront ce désir de légèreté, et cette insouciance." : il est tellement facile de faire pleurer dans les chaumières, pourquoi ne pas s'en donner à cœur joie ?).

Le débat ne vole pas bien haut…
Je ne comprends pas cette tribune qui est totalement déconnectée de la réalité : les librairies independantes risquent juste de ne pas survivre à cette crise....donc elles essaient juste d'éviter cela et ce n est pas gagné. Les bibliotheques n'ont pas ce probleme. Il ne faut pas tout mélanger.
J'ai bien essayé de vous lire mais l'écriture inclusive est une telle horreur que je vous quitte
Oui.C'.e.e.s.tT. TeRR.i.ble.e cette manie d'ajouter n'importe quoi, n'importe où...

Et venant d'un éditeur, ça explique sans doute une des raisons des difficultés de l'édition...
C'est marrant, le texte donne l'impression de voir des gens n'ayant pas de choix pourri à faire reprocher à d'autres gens n'ayant la lattitude qu'entre deux choix vraiment pourri d'avoir fait un choix vraiment pourri.

Mais bon, on se fait plaisir comme on peut.
Je suis libraire et j'ai choisi de suivre le mouvement de click ans collect avec toute la sécurité sanitaire possible.

Ça marche très bien, les clients sont très prudents et nous aussi, comme chez la plupart des confrères je crois.



Je suis assez sidéré par cette agressivité malvenue je trouve, à nous faire passer pour des requins que nous ne sommes pas.

Jouez à être les plus purs si ça vous amuse. C'est bien dommage, moi je comprends tout à fait votre position, essayez de comprendre la mienne avec davantage de tolérance.



Après, si le commerce vous révulse, ne faites pas commerçant.
Quand on écrit une tribune, on signe de son nom.

Et soit on trouve que les librairies indépendantes peuvent crever, soit on pense qu'il faut tout faire pour qu'elles survivent !

Toutes mes excuses si je caricature...

Il s'agit de confronter les points de vue opposés en présence.

Réouverture: en prenant certes toutes les précautions possibles pour préserver le personnel et la clientèle.

Et puis bon Dieu...ne pas attendre une vie et un fonctionnement socioéconomique à risque zéro !

Pas possible !

Et une fois de plus...

Personne ne pipe mot au sujet des nombreux Relay restés ouverts, avec tabac (indispensable !), journaux et périodiques...et même livres ?

Pourtant cela en fait des lieux ouverts, des gens au boulot et des clients et clientes !

CHRISTIAN NAUWELAERS (oui mon vrai nom, j'assume)
Sissi impératrice du charabia ?

Je n'ai rien compris à son intervention !
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