Des Bonnets rouges, aux benêts rouges : la Bretagne à genoux

Editions La Différence - 28.11.2013

Tribune - bonnets rouges - protestation sociale - Bretagne


Les Éditions de la Différence donnent aujourd'hui la parole à un écrivain publié par les Éditions de la Part Commune, Youen DrougRu,  auteur du pamphlet À genoux, Bretagne ! Ou l'arnaque de Benêts Rouges, disponible en librairie à partir du 30 novembre 2013.

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette maison d'édition, qui a désormais confié sa diffusion à La Différence et qui est  représentée par mesdames Mireille Lacour et Irène Landrein, est basée à Rennes et est, de ce fait, au cœur des diverses et variées revendications bretonnes.

 

 

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À la lorgnette de la simplification médiatique, il était tentant de penser que la Bretagne toute entière s'était placée dans le sillage des prétendus « bonnets rouges ».

 

Or, il n'en est rien. Ce qui s'est passé à Kemper (Quimper), le 2 novembre, fut vécu par une large part de la population bretonne comme une imposture, et, pour les ouvriers de l'agro-alimentaire licenciés, ou menacés de l'être sous peu, comme un piège tendu pour exploiter leur désarroi.

 

Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent pour dénoncer la collusion d'un patron du textile qui fait son beurre sur des colères sincères, des patrons de l'agro-alimentaire qui prêtent à l'écotaxe future leurs centaines de licenciements passés, présents, et à venir, des gros éleveurs de cochons réclamant plus de liberté, autrement dit de liberté de polluer.

 

Auteur de ce libelle A genoux, Bretagne ! Ou l'arnaque des Benêts Rouges, je choisis, pour la première fois un pseudonyme, Youen DrougRu, car en dénonçant cette confluence d'intérêts particuliers, le plus souvent indifférents à l'intérêt commun, je sais aussi que je m'attaque à des lobbies puissants, jaloux de leurs prérogatives. Et experts, depuis des décennies pour capter les centaines de millions d'euros de subventions consenties chaque année par L'Europe et l'État français, voire la Région.

 

Je ne le supporte plus, et je le dénonce avec force, dans un style musclé, vigoureux, sans concession. Oh ! Je ne me prends pas pour le Zola de J'accuse !, mais me revendique poète et écrivain, attentif à l'énergie de la langue, ma seule arme contre les caïds.

 

 

 A genoux, Bretagne, sur Chapitre.com

 

 

Ceux que j'appelle les « Benêts Rouges »se sont prosternés devant les tenants d'une Bretagne du passé, qui n'ont pas su, malgré la manne fabuleuse des aides de toute sorte, préparer l'avenir. En revanche, j'aspire à une Bretagne qui saura tirer sa richesse de la qualité de son accueil, de sa générosité, du développement de sa langue et de sa culture, après avoir vaincu, par une production raisonnée et une agriculture respectueuse, toutes ces catastrophes écologiques, comme les algues vertes, ou la pollution de l'eau, ce qu'espère la grande majorité des Bretons. 

 

Je dénonce aussi l'usage malhonnête d'un moment particulièrement douloureux de l'Histoire bretonne, ce dont se sont aussi émus, dans une tribune récente, trois historiens éminents : « Délibérément, certains au moins des animateurs du collectif Bonnets rouges veulent détourner la très légitime colère des victimes. »

 


Youen DrougRu