Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Flash-back : le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé

Association Effervescence - 11.06.2014

Tribune - Les Uchroniques - étudiants Sorbonne - Master édition


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l'association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l'association. 

 

Cette semaine, nous rejouons l'aventure éditoriale qu'a vécue la promotion 2013/2014. 

 

Il semble loin le jour de la rentrée universitaire, en septembre dernier, lorsque les étudiants du master Édition se sont rencontrés pour la première fois et ont débattu du projet qu'ils allaient mener. De la genèse à la parution de leur ouvrage, revivons ensemble les étapes qui ont scandé le travail de publication de nos futurs éditeurs. Et si d'aventure la nostalgie n'est pas une compagne qui vous est familière, sachez qu'un événement surprise sera annoncé à la fin de cette chronique !

 

***

 

C'est à la veille du mois de novembre 2013 que les Uchroniques ont fait retentir le clairon. Après deux semaines d'intenses discussions et de projection mentale jusqu'au Salon du livre de mars 2014, les étudiants sont parvenus à se donner un nom collectif quoique éphémère – Les Uchroniques – et lancent leur appel à contribution via la chronique d'Effervescence du 29 octobre. Et si, le temps d'un ouvrage, la fiction prenait le pas sur la réalité ? Et si finalement le mur de Berlin n'avait pas été détruit en 1989 ? « Un peu déprimant comme sujet », pourrait-on penser. 

 

Et pourtant ! Les Uchroniques ont vu passer entre leurs mains des contributions de toutes les tonalités possibles : pathétique, lyrique, burlesque voire complètement déjanté, les auteurs ont joué sur les registres les plus disparates. Ce qui n'a pas manqué de générer, à l'occasion, des dissidences artistiques et des rebuffades qui n'ont été dissipées qu'après d'âpres négociations. Eh non, le vote à main levée n'a pas toujours suffi à décider des contributions à retenir (voir la chronique du 17 décembre sur les comités de lecture). Il aura fallu déployer des trésors de patience pour raccorder les points de vue de chacun, mais le résultat en valait la peine. 

 

Au final, plus de soixante artistes et auteurs ont apposé leur nom au bas des pages de cet ouvrage minutieusement élaboré. Choix du format et du papier, d'une trichromie ou d'une fausse quadrichromie, de la police et du gris typographique, jusqu'à la place du code barre en quatrième de couverture, tous les éléments du livre ont été passés au crible. Quinze paires d'yeux rivés sur les multiples essais de mise en page... il y avait de quoi tourner de l'œil. 

 

Lancée à toutes vapeurs, la machine éditoriale s'emballait à bien des égards : il a fallu très rapidement élaborer un chemin de fer pour l'ouvrage papier, poser les jalons de la future version numérique du livre, finaliser le travail sur manuscrit avec les auteurs avant février et surtout faire le point sur les coûts de fabrication, en perpétuel mouvement (voir la chronique du 28 janvier sur l'avancement du projet travail). C'était l'affaire du pôle édito/gestion, qui nous relatait ces déconvenues dans la chronique du 11 février

 

 

 Marque-pages disposant d'un recto commun (au centre) et de versos issus des illustrations du livre.

 

Ces considérations n'ont pas empêché les étudiants du master Édition de titiller notre intérêt sur les pages web qui leur étaient dédiées : profil Facebook, compte Twitter et même site internet (inauguré lors de la chronique du 25 février), les Uchroniques ont investi la Toile comme de vrais caméléons. Jonglant avec les supports et avec les types de contenus – du teasing par devinettes au montage d'un book trailer –, les étudiants ont densifié sans relâche la communication sur leur ouvrage. Une soirée de vernissage a même été tenue dans la librairie-galerie Le Monte-en-l'air.

 

Deux jours plus tard avait lieu la soirée d'inauguration du Salon du livre 2014. Couronnement symbolique du projet, le Salon était un enjeu de taille. Là encore, les Uchroniques n'ont pas lésiné sur les moyens : taille et emplacement du stand, tirage des exemplaires, badges, sacs imprimés en toile, affiches... et même des reliures sous verre ! (Pour un aperçu de ces reliures uniques, direction la chronique du 8 avril.)

 

 

 

 

Consécration de leurs efforts, certes, mais le Salon du livre ne signe pas pour autant l'arrêt du projet. Ils en ont décidé ainsi dès le début de l'année universitaire : Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé – et tous ceux qui suivirent sera commercialisé dans les points de vente traditionnels. Favorablement accueilli par les librairies de Paris et ses environs, l'ouvrage s'est trouvé dès le mois d'avril sur les rayons de La Librairie de Paris, L'Écume des pages, La Hune, Le Dilettante et bien d'autres encore (mentionnées dans la chronique du 6 mai sur cet aspect).

 

À ce stade, le projet doit commencer à s'essouffler... Fini les balises événementielles qui ont déterminé le rythme de travail des étudiants. Et pourtant, comme nous l'annonçait l'équipe promotion dans la chronique du 21 mai dernier, Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé continue de faire son apparition dans les médias. 

 

Allumez donc votre poste : ce vendredi 13 juin, le projet des Uchroniques sera mentionné dans l'émission de France Culture « La Fabrique de l'Histoire », lors d'une table ronde dédiée à la fiction. 

 

Si vous voulez (re)lire nos chroniques déjà publiées sur ActuaLitté, c'est ici ! Si vous voulez être informés chaque semaine de la parution de notre nouvelle chronique, c'est ici !
À mardi prochain !