Les les barèmes annuels de l'édition revalorisés, promet Gallimard

Clément Solym - 07.01.2011

Tribune - augmenter - minima - sociaux


Le président du Syndicat National de l'Édition, Antoine Gallimard, répond aux syndicats qui l'avaient interpellé.


Lettre ouverte aux organisations syndicales

Madame, Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier daté du 5 janvier dernier par lequel vous me faites part de votre profonde déception sur l’évolution récente des négociations dans la branche édition.

Permettez-moi de ne pas partager votre analyse et votre conclusion.
En effet en ce qui concerne la revalorisation des minima de très nombreuses réunions ont eu lieu en 2010 et le SNE a fait des propositions.

Celles-ci n’ont pas recueilli l’adhésion de l’intersyndicale sachant que cette négociation s’est déroulée dans un contexte législatif évolutif qui a interféré sur les discussions.

Par ailleurs, contrairement à vos allégations, un accord sur les classifications a été conclu le 26 février 2010, et un projet d’accord sur la formation professionnelle est en phase de finalisation. Il est regrettable de ne pas en avoir informé les membres de vos organisations.

Lors de notre rencontre le 22 septembre 2010 je vous ai informés qu’une nouvelle étude serait menée au sein de la profession afin de faire une nouvelle proposition concernant les minima conventionnels de la Branche de l’Édition.

Cette nouvelle proposition a été finalisée en décembre et sans entrer dans le détail, elle permettrait de revaloriser fortement les barèmes annuels de l’édition, de 17 % en moyenne pour les employés et 11 % pour les techniciens, agents de maîtrise et cadres, à échéance du calendrier de revalorisation envisagé.

Il est donc indispensable que la commission mixte paritaire sur les salaires se réunisse rapidement et que le dialogue social puisse reprendre sur l’ensemble des sujets intéressant la profession.
Vous souhaitez un dialogue social loyal. Le SNE aussi. Faisons donc en sorte que les termes du dialogue s’appuient sur des réalités et non sur des mots d’ordre.

Dans cette attente, je vous présente tous mes voeux pour 2011 et vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Paris, le 7 janvier 2011