Lettre à Bertrand Morisset, commissaire général du Salon du livre de Paris

Clément Solym - 24.02.2012

Tribune - Charte - auteurs - Salon du livre de Paris


Nous avons découvert avec stupeur les nouvelles règles d'accréditation au Salon du livre de Paris 2012.


Ainsi, seuls les auteurs munis d'une lettre d'un éditeur et ceux membres d'une société professionnelle seront admis gratuitement.


Cela veut-il dire que les autres (non-encartés, dont la maison d'édition n'existe plus, fâchés avec leur éditeur...) n'ont pas d'intérêt pour la vie du Salon ? Qu'ils ne sont pas auteurs à part entière ?


Pour justifier l'absence d'obligation contractuelle à offrir à tous un accès gratuit, vous avancez que le Salon est une entreprise privée qui ne bénéficie d'aucun financement public.


Doit-on vous rappeler que les auteurs viennent gracieusement au Salon, et qu'ils sont la raison des bénéfices de votre entreprise privée ? Par ailleurs, nombre de stands sont payés par l'argent public (Radio France, CNL, éditeurs subventionnés...).



Penser que restreindre l'accès aux auteurs permettra de lutter contre la délinquance est non seulement illusoire, mais aussi blessant. Ce rapprochement provoque un grand malaise parmi les auteurs.

Une fois encore, ce sont les catégories les plus précaires de l'édition qui font les frais d'un climat sécuritaire.


Pourtant, pour la première fois, les auteurs vont avoir leur stand au Salon du livre de Paris. Nous nous en réjouissons. Quel dommage d'entacher ce qui ne devrait être que positif.


La Charte, le Grill et le Snac bd vous demandent de revenir sur ces nouvelles règles d'accréditation, et de permettre à tous les auteurs de venir gratuitement à un salon qui n'existerait pas sans eux.


Nous vous prions de recevoir l'expression de nos sincères salutations. La Charte, le Grill et le Snac bd. 



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