Mobilisation pour empêcher la fermeture de la Librairie de Provence

Auteur invité - 16.02.2019

Tribune - librairie Provence Aix - mobilisation librairie Provence - Aix provence commerce


La librairie de Provence doit fermer définitivement ses portes fin mars 2019. L'affaire semble actée. La ville d’Aix et sa mairie cherchent des alternatives pour empêcher le commerce culturel de mettre la clef sous la porte, mais la situation se tend un peu plus chaque jour. 


 

Maryse Joissains, maire Les Républicains, serait en discussion avec le propriétaire, apprenait-on dernièrement. L’idée serait de pouvoir trouver la piste qui permettra de sauver le commerce et les emplois. Difficile.

À ce titre, les salariés ont fait parvenir à ActuaLitté un texte, reproduit ici dans son intégralité. Un appel à la mobilisation est lancé pour cette journée du 16 février, qui a débuté vers 9 h 30 ce matin.


La Librairie de Provence fermera ses portes définitivement fin mars 2019. L’annonce de cette fermeture a fait grand bruit dans les médias, auprès des élus et bien sûr, de nos clients.

Les négociations pour notre PSE, suspendues le temps pour notre direction de visiter de nouveaux locaux, vont reprendre. Nous avons été silencieux jusqu’ici, espérant trouver une issue favorable à la sauvegarde de notre librairie. Nous savons désormais que cela ne sera pas le cas.

Nous sommes 21 salariés en CDI. Notre moyenne d’âge est de 48 ans. Avec un marché du livre en difficulté, notre importante ancienneté et notre moyenne d’âge élevée, nous sommes plus qu’inquiets du sort qui va être le nôtre dans les années à venir.    

Notre PDG, Serge Eyrolles, a été président du Syndicat National de l’Édition pendant près de 20 ans (de 1991 à 2010) et connait de ce fait très bien la situation des librairies en France. D’autre part, le groupe Eyrolles se porte très bien et peut se prévaloir d’un grand succès d’Édition (Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une , de Raphaëlle Giordano).

Malgré cela, approchant de la fin des négociations, malgré quelques avancées, la direction n’a consenti à aucune indemnité supra-conventionnelle, d’autres mesures comme la (très faible) prime à l’embauche limitée aux plus de 55 ans nous semblent insuffisantes elles aussi. De plus, la grande majorité d’entre nous a été, durant toutes ces années, payée aux minima de la convention collective de l’Édition. Il nous est inacceptable d’être maintenant licenciés au rabais.
 
A cela s’ajoute notre incompréhension face à l’attitude du syndicat majoritaire dans l’entreprise (comme dans le milieu du Livre), la CFDT Livre qui ne semble pas tenir compte des demandes du personnel. Notre demande de les rencontrer avant toute signature de l’accord est à ce jour restée sans suite.

C’est pourquoi nous avons décidé de mobiliser tous les moyens à notre disposition pour faire entendre notre voix.
Nous avons décidé d’une première journée d’action ce samedi 16 février 2019 dès 9 h 30.


Commentaires
Lorsque le Patronat rétablira l'Esclavage....

La CFDT sera là pour négocier le poids de nos chaînes !!!



Avec des boni-menteurs comme le secrétaire Général de cette officine (Laurent Bergé), le MEDEF peut dormir tranquille....et les actionnaires du CAC 40 aussi cool grin
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.