“Pourquoi j'ai choisi de publier chez Amazon...”

Auteur invité - 11.06.2020

Tribune - autopublication Amazon ebook - auteur hybride édition - contrôle publication auteur


Auteur hybride : cette notion que balayaient des organisations d’auteurs voilà quelques années se répand, dans toutes les strates de la filière. Évidemment, elle est plus propice aux auteurs de romans, qui s’emparent des outils d’édition numérique en toute simplicité. Disons que l’autopublication numérique de livres pop-up a encore ses preuves à faire.
 

Par hybride se désigne un auteur qui partage ses parutions entre une (ou plusieurs) maison d’édition traditionnelle et une solution d’autopublication. Éric Dubois, connu pour ses textes poétiques, vient de choisir la seconde voie pour deux textes. L’auteur, dans un texte personnel, détaille son projet.




 

Après l’édition à compte d’éditeur, depuis 2001, j’expérimente cette année sur Amazon l’autopublication * (livre papier en impression à la demande et livre numérique Kindle ) avec les outils en ligne de la Kindle Direct Publishing avec mon livre de nouvelles Paris est une histoire d’amour et mon premier roman Lunatic, on va me dire : mais c’est sur Amazon ! Et pourquoi pas ?

Depuis plus de vingt ans, j’ai publié en revues, toute sorte de textes, poèmes et articles, récits, j’en ai réuni certains pour faire des livres publiés chez 6 éditeurs (Le Manuscrit/Manuscrit.com, Hélices, Encres Vives, L’Harmattan, Publie.net, Unicité) à compte d’éditeur, évidemment comme j’ai choisi de publier surtout de la poésie, je n’ai touché qu’un public en marge, souvent des poètes eux-mêmes, dans quelques petits salons du livre et autres marchés de la poésie et autres festivals, ou bien par la voie des réseaux sociaux et du bouche-à-oreille.

Mes éditeurs qui me publient ne font pas de plans média, leurs auteurs passent rarement à la télé ou sur de grandes radios et mes livres se trouvent rarement dans les rayons des libraires sauf à la Griffe Noire, à St Maur des Fossés, à ma demande ou à la librairie L’Antre de pages, à Joinville-le-Pont où je fais souvent des signatures.

Mais pourquoi Amazon ? Parce que je touche plus de gens avec ce site et avant qu’un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs, je n’ai trouvé (avec évidemment dans les prochaines années des publications chez des éditeurs traditionnels comme je l’ai toujours fait, je continue dans ce sens-là) que cette solution accompagnée de mes publications, poèmes, extraits de récit en cours d’écriture sur mes blogs personnels, sur mes pages Facebook ou sur Twitter.

Car la littérature se fait en ligne désormais, comme le dit et l’écrit l’ami François Bon, avec les outils dont on dispose sur le Web, tout ce que j’ai évoqué précédemment, fini l’Ancien Monde, on est dans la Web-Littérature, on publie n’importe quand, n’importe où et on se fiche des rentrées littéraires et autres prix.
 

HUMOUR: Moïse, “ras le bol d'Amazon”


On laisse ça aux vieux écrivains ! J’en suis revenu du mirage germanopratin, de la fréquentation de certains écrivains people, mes cinq ans comme membre du jury du Prix Rive Gauche à Paris, et avec tout le respect que je dois à sa créatrice Laurence Biava et à ses coreligionnaires, nostalgiques des années 20/30 ou 50/60, des écrivains français et étrangers en goguette à Montparnasse ou à St-Germain-des-Près, le merchandising capitaliste a tout détruit, les librairies, les écrivains, la littérature, l’édition...

Mais alors pourquoi Amazon ? J’avoue que c’est paradoxal. Pourquoi ? Parce qu’on y touche des droits d’auteur plus conséquents, que les 8 à 10 % avec les éditeurs tradi, parce que ce n’est pas de l’édition à compte d’auteur et qu’on ne me demande rien et qu’Amazon prend un pourcentage sur les ventes, cependant, je n’en dirais pas plus parce qu’on va me dire que je fais de la pub à un GAFAM...

Et puis de toute façon, je conserve mes droits en tant qu’auteur, chez Amazon, je ne suis pas prisonnier d’un système, où l’on est pieds et mains liées avec un éditeur pour des années, je peux dépublier quand je veux, et donc retirer mes billes. 
 

Éric Dubois



*Ndlr : au terme d'autoédition choisi par l'auteur dans son texte, ActuaLitté a préféré substituer celui d'autopublication, qui reflète plus strictement la réalité : moins un système d'édition que de commercialisation – de mise à disposition pour le public.

illustration : OpenClipart-Vectors CC 0




Commentaires
«Fini l'ancien monde» et «Avant qu'un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs»...

Cette contradiction flagrante me laisse un peu perplexe, tout comme la certitude de cet auteur d'être publié un jour chez de grands éditeurs...

Sauf s'il a déjà un contrat ou une option ?

CHRISTIAN NAUWELAERS
M. Christina Nauwlears, à propos de «Avant qu'un jour je ne sois publié chez de grands éditeurs » je suis un " vieux " poète et un "jeune " romancier " de 53 ans , je connais bien le milieu de la poésie qui me connait aussi, je crois, un peu , par contre moins bien le milieu du roman en France, mais je connais quelques personnes chez des grands éditeurs. Par contre, à propos de « fini l'autre monde » , je pense que le monde des livres va muter dans les prochaines années avec l'arrivée des livres numériques depuis une dizaine d'années, les blogs de lecteurs, les réseaux sociaux, déjà la critique littéraire officielle, sur support papier, s'essoufle dans la presse spécialisée et généraliste. Les prix littéraires sont légion, on s'y perd un peu. Je pense que c'est le Lecteur ( éventuellement Auteur hybride ou indépendant , comme dans la Musique ) qui va changer la donne.
Bonjour Monsieur Dubois,

Eh bien moi je suis persuadé qu'il est erroné de vouloir enterrer le livre papier, et les critiques littéraires officielles sur papier...

Qui fatalement,étant très sélectives, se font moult ennemis.

Quant aux prix littéraires, on n'est absolument pas obligé d'y accorder plus d'attention qu'ils ne méritent !

Si on n'en obtient pas,c'est le principe de la loterie,que voulez-vous !

Le talent compte mais peut-être en tant que variable d'ajustement parmi d'autres...

Ce n'est vraiment pas un problème même si je m'y intéresse tout de même.

Mais sans en faire une priorité systématique dans mon amour des livres.

Ce qui se passe dans le monde numérique est incontournable mais l'attrait du livre papier et de bonnes critiques bien étayées avec de la culture et de l'argumentation par de grands pros dans au moins trois grands quotidiens français reste incontournable.

Et la qualité remarquable -littéraire et informative -de certains périodiques reste et est faite pour durer,écran ou pas.

Le cybermonde est complémentaire mais il ne fera pas basculer le monde de l'édition et de la critique physiques (sur papier) par-dessus bord.

Vous pouvez y croire, à ce remplacement total: moi non.

Je connais de nombreuses personnes attachées autant que moi aux livres et qui restent fidèles à leur passion de toujours.

La poésie reste un domaine difficile et je ne vois pas pourquoi ce serait plus simple si elle apparaît sur écran...

Le numérique peut à la rigueur faciliter un peu la diffusion de la poésie.

Si on parvient à émerger et à capter un peu de l'attention sursollicitée des internautes !

Enfin chacun a le droit de croire et prédire exactement ce qu'il veut.

Y compris des prophéties autoréalisatrices.

Moi le tout à l'écran ne me correspond pas: trop de numérique est indigeste.

Lassant,pas naturel.

Et les livres papier restent les plus attractifs pour moi sans conteste tout comme les revues et périodiques de qualité.

Même si j'apprécie fort ce site dit «pure player» mais il est ce qui surnage,et de loin, en ce qui me concerne.

Celui qui surpasse les autres et en ridiculise même certains.

Je ne passe pas mes journées sur les sites ni sur l'écran.

Les prédictions négatives contre le livre et la presse papier (qui souffre fort en ce moment en France mais c'est dû en grande partie à la débâcle de Presstalis) polluent l'atmosphère depuis très longtemps,tout comme la télévision allait tuer la radio et le cinéma dès les années cinquante-soixante...

On voit ce qu'il en fut et ce qu'il en est.

Le lecteur peut toujours garder ses tropismes,cher Monsieur.

Quels que soient les oracles au son de glas assénés à répétition contre l'univers physique (ce qui le rend encore plus séduisant en fait !).

Mais cela,certes,en cohabitation avec les nombreux amoureux du numérique...

Le streaming n'empêche en rien le formidable retour du vinyle en musique.

Voilà nous resterons sur nos positions respectives.

En aimant l'un et l'autre la lecture et la recherche de la qualité.

Bien à vous.

CHRISTIAN NAUWELAERS























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,ne peut absolument pas être remplacé par le support numérique.

Ce dernier est complémentaire mais il ne fera pas basculer le monde de l'édition et de la critique physique (sur papier) par-dessus bord.

Vous pouvez y croire: moi non.

Je connais de nombreuses personnes attachées autant que moi aux livres et qui restent fidèles à leur passion de toujours.

La poésie reste un domaine difficile et je ne vois pas pourquoi ce serait plus simple si elle apparaît sur écran...

Le numérique peut à la rigueur faciliter un peu la diffusion de la poésie.

Si on parvient à surnager et à capter un peu de l'attention sursollicitée des internautes !

Enfin chacun a le droit de croire et prédire ce qu'il veut.

Moi le tout à l'écran ne me correspond pas: trop d'écran est indigeste.

Et les livres papier restent les plus attractifs tout comme les revues et périodiques de qualité.

Même si j'apprécie fort ce site dit «pure player» mais il est ce qui surnage,et de loin,pour moi.

Celui qui surpasse les autres.

Je ne passe pas mes journées sur les sites ni sur l'écran.

Les prédictions négatives contre le livre et la presse papier (qui souffre fort en ce moment en France mais c'est dû à la débâcle de Presstalis) polluent l'atmosphère depuis très longtemps,tout comme la télévision allait tuer la radio dès les années cinquante-soixante...

On voit ce qu'il en fut et ce qu'il en est.

Le lecteur peut toujours garder ces tropismes,cher Monsieur.

En cohabitation avec les amoureux du numérique...

Bien à vous.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Je n'ai rien contre les livres papier ! Je suis édité aussi chez des éditeurs traditionnels, allez sur un moteur de recherche et tapez mon nom + livres (et/ ou + poésie / poète) et vous verrez . J'adore l'objet livre aussi.
Mais pourquoi Monsieur DUBOIS au lieu d'Amazon n'a-t-il pas publié chez "Edilivre "?
Parce que Edilivre est une maison d'édition à compte d'auteur.
Éric Dubois a bien eu raison, j'ai procédé de même manière.

Tout d'abord, pour répondre à Christian Nauwelaers dont l'humeur se focalise sur les epub et autres Kindle, Amazon édite aussi sur papier, à la demande certes, mais ce qui est exactement l'identique procédé utilisé par certaines maisons d'édition dites "à compte d'éditeur".

Il est bien évident que le livre papier, tant pour moi-même que pour Éric Dubois je pense, demeure un support inestimable pour toutes les raisons que l’on voudra lui trouver, que ce soit sa beauté, son odeur, sa tactilité, sa présence, etc., etc. Avec la même prégnance que les tablettes d’argile rassemblées à Babylone ou les papyrus à Alexandrie.

L'avantage avec Amazon, par rapport aux éditeurs classiques, c'est :

– un délai immédiat d'édition (inutile d'envoyer un tapuscrit pour un prétendu comité de lecture, un PDF est suffisant)

– une liberté quasi totale (en respectant les contraintes informatiques)

– une diffusion mondiale

– une publicité que l'on gère soi-même (si l'on s'en donne la peine, ce dont je me moque totalement)

– enfin et surtout, un paiement sous forme de virement immédiat des droits d'auteur (le mois suivant la vente) quand bien même ne s'agirait-il que de 2,50 €

Au fait, il existe également une autre plateforme que je me propose de tester, celle offerte par Chapitre.

Je dois, pour conclure, remercier l'éditeur de mon second bouquin qui a bien voulu m'accueillir l'an dernier mais dont je n'ai plus aucune nouvelle, pas même pour me régler les quelques royalties, qu'heureusement je n'attends pas pour survivre, et qu'il me doit pour les quelques exemplaires papier vendus.
Pour répondre à Patrick Pike: sa réponse est sensée mais elle est émise depuis le point de vue de l'auteur !

La mienne l'est en tant que lecteur.

Le «prétendu comité de lecture», cela ressemble à un mépris pour le travail authentique, de pros, accompli dans de nombreuses maisons d'édition(s) qui ne songent pas qu'à faire des coups commerciaux...

Et la liberté et fluidité totales si séduisantes évoquées par Mr.Pike ne permettent en rien de préjuger de...la qualité et de l'intérêt des innombrables publications «amazonesques» -si vous me pardonnez ce néologisme -qui s'ajoutent à la surproduction livresque traditionnelle maintes fois dénoncée et encore plus en cette période de crise !

Je crois que tant Messieurs Dubois et Pike que moi-même, nous avons tous raison mais...différemment et pas sur la même ligne.

Bien entendu,la comparaison avec les tablettes d'argile et les papyrus entrent de façon pertinente et même cruciale dans ce débat !

Bonne chance avec Amazon et bonne chasse aux lecteurs, même si pas vraiment sevrés de sollicitations d'auteurs dont le nombre est en croissance exponentielle,contrairement donc aux chances de succès...

Mais il faut suivre sa voie,ses envies,ses tropismes.

Et avoir la foi.

Après, à-Dieu- va(t)...

CHRISTIAN NAUWELAERS
L’auto-publication est souvent une illusion, la simplicité du système Amazon préserve peut-être d’une partie des pièges de l’auto-édition mais la qualité de l’écrit reste le principal critère d’une hypothétique réussite. J’ai vu trop de candidats auteurs se faire berner par des maisons d’édition à compte d’auteur pour leur reprocher de tenter cette aventure avec le mastodonte Amazon. Par contre je ne suis pas certain que le résultat ne soit pas aussi décevant que le système d’édition à compte d’auteur dès que votre production a été refusée par des éditeurs « classiques «  les vrais. Si vous avez pour ambition de distribuer votre livre à votre famille, le compte d’auteur est correcte, mais si vous voulez que du public vous lise, laissez tomber ces systèmes.
Le compte d'auteur n'est pas correct, c'est payer pour se faire imprimer.

Amazon, Chapitre et quelques autres ne demandent rien, sinon d'avoir écrit un certain nombre de phrases, plus ou moins bancales j'en conviens, avant de leur envoyer l'épreuve.

Quant à savoir si les publications de ces maisons sont de qualité ou non, seuls les lecteurs peuvent en juger ; je ne crois d'ailleurs pas plus qu'un éditeur quelconque, voire un comité de lecture, puisse juger en toute indépendance. Il y a suffisamment d'exemples qui prouvent le contraire, un nombre important d'œuvres publiées relevant avant tout du domaine commercial et non littéraire.

Business is business, même chez Gallimard.
Je vous invite à regarder cette vidéo d'un auteur de qualité ( qui a été édité chez des éditeurs à compte d'éditeur ) François Bon, sur Youtube :



https://www.youtube.com/watch?v=qTyLr0Eg_7A ou tapez sur un moteur de recherche : francçois bon autoedition
Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle au compte d'éditeur...cela tend à prouver qu'il y a un problème.

Mais lequel ?

Qu'il ne se vend tout simplement pas ou plus par le circuit traditionnel ?

Ce n'est pas vraiment bon signe mais je ne critique pas ce que je n'ai pas lu et je ne connais pas les arcanes de sa situation.

Il est évident que des foules de plumes autoéditées n'ont pas nécessairement le talent et la crédibilité de François Bon.

Mais l'autoédition a parfois servi de tremplin à de futures grandes signatures... qui s'en sont sorties brillamment après avoir été repérées par des spécialistes de certaines maisons d'édition(s) dont le web est le terrain de chasse !

L'autoédition m'intéresse de temps à autre en tant que lecteur pour des ouvrages sur tel ou tel sujet pointu qui me concerne mais dont l'assiette de rentabilité potentielle est jugée insuffisante dans les circuits traditionnels.

En priant pour que le style, la syntaxe et l'orthographe n'y soient point martyrisées par l'absence de travail en amont (relecture, voire réécriture) par des pros ou des gens non seulement amicaux et bienveillants mais également compétents et crédibles !

Ce qui en principe se paie: «If you pay peanuts you get monkeys» mais cet adage peut certes souffrir quelques exceptions.

Encore une fois, je m'exprime en tant que lecteur et non aspirant-écrivain.

Évitons des discussions à des étages différents avec des problématiques spécifiques.

CHRISTIAN NAUWELAERS
" Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle au compte d'éditeur...cela tend à prouver qu'il y a un problème. " Phrase qui n'a aucun sens !!! Vous confondez compte d'éditeur et compte d'auteur . L'édition traditionnelle c'est toujours à compte d'éditeur. L'éditeur prend le risque financier, moral, artistique de publier un auteur ( il paye pour la maquette, la mise en page, l'imprimeur, le distributeur etc. la chaîne du livre ) Le compte d'auteur , c'est quand un éditeur demande à l'auteur de contribuer financièrement à la maquette, la mise en page et l'impression de son livre, et ça peut atteindre des sommes exorbitantes. Amazon ce n'est pas ça. Enfin, il y a l'auto-édition où l'auteur se fait éditeur de lui-même, paye un imprimeur, fixe lui-même le prix de vente de son livre, s'auto-diffuse etc... NE PAS TOUT CONFONDRE SVP !!!!



La phrase correcte donc c'est : " Si un auteur renommé -c'est vrai -comme François Bon passe,comme c'est le cas, de l'édition traditionnelle à l'auto-édition...cela tend à prouver qu'il y a un problème. "



François Bon s'auto-édite des livres qui ne sont plus commercialisés et qui sont épuisés.
Nauwelaers… Et oui ! Passionné par l'histoire de l'Occupation, j'ai découvert d'un auteur qui a publié de nombreuses fois auprès de très grandes maisons, en autoédition cette fois, un monumental "Le Monde du Cinéma sous l'Occupation", 400 pages (!) auteur: un Mr dont je ne sais rien d'autre: Pierre Darmon. pourquoi ?
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