10 % de remise par but sur ses livres : l'éditeur brésilien s'écroule

Clément Solym - 09.07.2014

Zone 51 - Insolite - football Brésil - Allemagne livres - ventes remise


Quand on en prend un, c'est difficile à encaisser, mais surmontable. Surtout quand on en a mis 7 juste avant. Le match Brésil Allemagne, dont on n'a pas fini d'entendre parler dans le pays qui accueille la Coupe du monde, ce fut la Berezina. Mais ce dernier aura des répercussions inattendues... chez les lecteurs. Un éditeur local avait promis de pratiquer 10 % de remise pour chaque but encaissé pour ses livres. Il risque d'en être pour ses frais. 

 

 

 

 

Joao Varella, le patron de la société Lote 42, va pourtant tenir sa promesse, assure-t-il. Après le match de la toute-honte-bue, il appliquera ses 70 % de remise, chose qui ne se passera pas sans dégâts. Et difficile de croire que, même en vertu du nombre de fans recrutés sur sa page Facebook, il pourra compenser les pertes de cette remise, par les ventes au volume. 

 

La promotion, qui s'arrêtera précisément 24 heures après le coup de sifflet final du match, sera relativement limitée dans le temps. L'éditeur s'est pourtant prêté au jeu, respectant sa parole. 

 

 

 

Au point que cet éditeur indépendant se soit mis à faire des plaisanteries, depuis Twitter, avec une annonce de recrutement d'un directeur marketing. « Ce n'était qu'une plaisanterie : nous sommes une petite maison d'édition, et il n'existe pas de poste à créer. (n(envoyez pas de CV) », précise-t-il. 

 

Le coup publicitaire aura tout de même conduit à un quasi-épuisement des stocks disponibles, assure-t-il. Et même une mise hors ligne du site internet. La valeur publicitaire de ce coup d'éclat est tout de même impressionnante : sur Facebook, la page est passée de quelque 6000 fans à plus de 17.000. 

 

La maison a été créée en décembre 2012, et n'aura certainement jamais bénéficié d'un pareil éclairage médiatique. Ses livres sont d'ailleurs disponibles uniquement sur internet. « Ce qui est profitable, c'est que beaucoup de personnes ont découvert notre nom, notre maison. De prime abord, nous allons perdre de l'argent, mais nous allons gagner aussi. Au milieu de l'ouragan, le calcul est difficile à faire. »

 

C'est que, 10 minutes avant la fin du match, une centaine de personnes avait déjà passé commande. « Nous n'imaginions pas que cette promotion prendrait de pareilles proportions. » Surtout que son calcul reposait sur le fait que l'équipe du Brésil n'avait encaissé qu'un ou deux buts maximum par match. Mais quand les 200 millions de Brésiliens se sont mis à pleurer, les vannes se sont réellement ouvertes...

 

(via DM)