À la rencontre du véritable Bond, James Albert Bond

Gariépy Raphaël - 23.10.2020

Zone 51 - Insolite - James Bond agent - Insolite service secret - Pologne archives secrets


Au milieu des années 60, un agent du nom de James Albert Bond est envoyé à l’ambassade britannique de Varsovie. Ce bon père de famille au patronyme particulièrement peu discret va rapidement être mis sous surveillance par les services secrets polonais. 
 


Apparu pour la première fois en 1953 sous la plume de Ian Fleming, le gentleman britannique a enchaîné les missions au sein d’une dizaine de romans. Et ce, avant d’être interprété au cinéma par une tripotée d’acteurs célèbres, de Sean Connery à Pierce Brosnan en passant par Daniel Craig et l'indispensable Roger Moore. 

En juillet dernier James Bond s’invitait déjà dans notre monde avec l’enquête de l’écrivain William Boyd, qui affirmait avoir découvert la planque du célèbre 007. Aujourd’hui c’est au tour de L’Institut polonais de la mémoire nationale (IPN) de l’ancrer dans la réalité.

L’institut a récemment déterré des archives prouvant l’existence d’un autre agent qui partage le même patronyme. James Albert Bond originaire du Devon se serait rendu à Varsovie en février 1964 avec sa femme et son fils de six ans, pour occuper le poste de secrétaire-archiviste auprès de l’attaché militaire de l’ambassade britannique.

Pendant son séjour il aurait effectué quelques voyages dans le nord-est de la Pologne, accompagnant des cadres supérieurs du SIS (Secret Intelligence Service) pour recueillir des informations sur les installations militaires. 
 

Espion ou appât ? 


En tant que « diplomate impérialiste », le Britannique a rapidement été mis sous surveillance par le département de contre-espionnage explique L’Institut polonais. Les notes prises à l’époque révèlent d’ailleurs que l’homme partageait avec son homonyme fictif un certain penchant pour les femmes. Mais les espions ne découvriront rien de concluant, et 10 mois plus tard Albert Bond rentrait au bercail. 
La décision d’envoyer un agent au nom aussi peu commun interroge. Les romans de Ian Fleming existaient depuis plus d’une décennie : il était très probable que même le communiste le plus imperméable aux productions occidentales en ait entendu parler. 

James Albert Bond, cet archiviste sans prétention et à la position subalterne a peut-être joué le rôle d’appât. Un leurre qui obligea les services secrets du pays à mobiliser des agents, pour – peut-être ? –, ensuite laisser la place à un véritable 007 au passeport un peu moins voyant. 


Crédit photo : Insitute of National Remembrance - Polsky 


Commentaires
À l'auteur ou l'autrice de l'article : on écrit "enchaîné" et "Moore".
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