Amélie Nothomb au théâtre : Phèdre plongée dans l'univers de Lovecraft

Nicolas Gary - 01.04.2018

Zone 51 - Humour - Amélie Nothomb Racine - Cthulhu Lovecraft théâtre - Amélie Nothomb Cthulhu


Pas véritablement adepte des réseaux sociaux, la romancière star d’Albin Michel a pourtant choisi Instagram pour annoncer la grande nouvelle. Convaincue que l’avenir est dans cette approche transversale de la littérature, elle dévoile à ses fans une passion pour la tragédie classique et l’art mystique de l’écrivain américain…

 


 

« Tout m’afflige et me nuit, et conspire à me nuire ! » Cette phrase de Phèdre, célèbre entre toutes, est reprise ici par la romancière qui laisse entendre bien des choses. Elle serait une ouverture vers le monde d'horreur de HP Lovecraft, laissant la folie transparaître et les plus grandes aventures se profiler.

La mode du crossover où de grands classiques de la littérature sont subitement remixés avec des éléments insolites, souvent tirés de la pop culture, ne date en effet pas d’hier.

 

On se souvient que l’écrivain américain Seth Grahame-Smith avait ouvert le bal en 2009, avec la publication de Pride and Prejudice and Zombies (Orgueil et Préjugés et Zombies, traduction Julien Nénault pour Flammarion en France). En reprenant le roman de Jane Austen, il inaugurait une littérature comique, décalée et ici, truffée de scènes de kung-fu.

 

On ignorait qu’Amélie Nothomb ait pu partager l’affection de Michel Houellebecq pour Lovecraft — moins qu’elle ait à cœur de chanter les louanges de Racine. Laissant entendre que son adaptation pourrait être directement portée sur les planches (si l’on peut aller aussi loin dans la présomption, avec le seul hashtag #théâtre…), impossible pour autant de ne pas envisager qu’un livre puisse découler de cette production.

 

200.000 € collectés pour une réédition de
l'oeuvre de Lovecraft chez Mnémos


 

Mais l’exercice serait ici un peu différent de celui mené par Grahame-Smith. Plus qu'une simple injection de zombies dans la tragédie, la romancière combinerait l'univers de HP Lovecraft, et sa mythologie faite de monstrueuses divinités, à l’histoire de Phèdre, telle qu’écrite par Racine. Le dramaturge ne s’était d'ailleurs pas octroyé tant de libertés dans sa pièce, en regard de l’histoire mythologique de la fille du roi de Crète Minos et de Pasiphaé. 
 



 

Notons que le choix de Phèdre n’est pas tout à fait anodin, et justifierait plus encore la nature du projet : en effet, le personnage est après tout la demi-sœur du Minotaure, fruit de l’union de Pasiphaé et d’un taureau blanc offert à Minos par Poséidon. En soi, la créature est suffisamment monstrueuse pour flirter avec le bestiaire de l’écrivain américain. 

A suivre, dans tous les cas : ce ne serait pas une première, pour une auteure de la maison, que de s'essayer au théâtre...


PS : merci à ceux qui ont joué le jeu, et toutes nos excuses à celles et ceux qui y ont cru, un instant...
 


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