Bartleby préférerait ne pas vous dire : Assouline, Houellebecq et le Goncourt

Clément Solym - 24.08.2010

Zone 51 - Bartelby - tahar - jelloun - houellebecq


C'est amusant, cela : voilà quelques jours, Pierre Assouline publiait dans Le Monde une tribune assurant que le dernier bouquin de Houellebecq avait tout pour plaire.

Et plus particulièrement aux jurés du Goncourt, qui, s'ils ne lui attribuaient pas le prix cette année, ce n'était pas pensable : « Cette fois, on ne voit pas comment Houellebecq et Goncourt pourraient s'échapper l'un à l'autre. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. »

Or, l'amitié - mettons plutôt, la proximité - entre Pierre Assouline et Tahar Ben Jelloun est de notoriété publique, du moins chez ceux qui s'en préoccupent, voire même auprès de ceux qui préféreraient ne pas le savoir. C'est ainsi que l'on avait assisté à la publication dans La République des livres, en 2008, à la publication d'une note par ledit Pierre, concernant Atiq Rahimi, quelques jours avant la nomination du lauréat du Goncourt.

Justement, l'atypique sieur Atiq.

Coïncidence ? Dans le réseau germanopratin, cela n'existe pas réellement. Pas du tout en fait. Ah, oui, il convient peut-être de préciser pour qui ne l'avait pas encore entendu que Tahar Ben Jelloun compte parmi les jurés du Goncourt.

Bref, élan doux-dingue d'Assouline pour le livre de Michel, et en parallèle, la semaine passée, Tahar faisait paraître dans La Repubblica, le quotidien italien pour lequel il travaille, tout son désaveu de Houellebecq, son dégoût pour ses textes et la haine de son poste à l'Académie Goncourt...

« Je dois dire que pour ma part, je ne l'aurais pas lu, si je n'y avais été obligé par mon appartenance à l'Académie Goncourt (...) », rapporte l'Express. Lisez d'ailleurs la suite, elle ne manque pas de verve...

Mince, diable, diantre et fichtre : les deux camarades sont-ils fâchés, ou prêchent-ils communément dans le sens du marketing de Flammarion ?