Bartleby préférerait ne pas vous dire : Editis privé de Champs-Elysées

Clément Solym - 15.07.2010

Zone 51 - Bartelby - editis - déménager - champs


J'me baladais, sur l'avenue, le coeur ouvert, à l'inconnu, j'avais envie de de dire bonjour à n'importe qui...

N'importe qui, mais ce ne fut pas Editis, qui avait pourtant auparavant des bureaux au 26 de l'avenue des Champs Élysées. C'était d'ailleurs assez sympathique, puisque l'on pouvait profiter de faire un tour dans les grandes boutiques du quartier avant un rendez-vous avec Alain Kouck, par exemple.

Le 26 de l'avenue, anciennement chez Editis...


Des bureaux chics, sympathiques, avec une très belle superficie largement inexploitée, si l'on tient compte du nombre de personnes qui travaillaient là-dedans. Mais, comme Brassens n'ira plus au grand bal des Gadzarts, les habitués du 26 vont subir ce qui arrive de plus en plus aux maisons d'édition : hop, on rapatrie tout, on regroupe et l'on fait des économies - une pensée émue pour La Martinière ou Bayard, soyez humains.

Rappelons tout de même que les loyers dans le quartier étaient évalués entre 6000 et 10.000 euros par mètre carré et par an. Et qu'il n'y a pas de petites économies.

Mais pas de petitesse non plus : Editis est un groupe, et qui dit groupe, dit solidarité ! On se serre les coudes. Et pour ne pas laisser à la rue les petits nouveaux qui se font chasser par Planeta, le méchant qui veut faire des économies, on les accueille... place d'Italie. Au 12. Dans l'immeuble de Place des éditeurs et d'autres. Si, si...

Attention, pas n'importe où. Parce qu'il y a des règles à la prudence, quand on emménage. C'est vrai, il semble qu'il ait été nécessaire de faire un peu de place. Voire de carrément tout réorganiser dans les étages pour faire en sorte que l'on puisse caser les arrivants. Lesquels doivent se dire qu'ils ont un peu perdu au change avec cette histoire, au moins pour la vue.

Mais parce qu'ils sont les têtes pensantes de la société, il a fallu leur aménager un espace au dernier étage du bâtiment.

En lieu et place de l'endroit où l'on trouvait alors... le service après-vente.

Après tout, Editis, le groupe, a tout de même coûté à Planeta 1,023 milliard euros (avec des maisons comme Nathan, les Presses de la Cité, Fleuve Noir, Plon, Robert Laffont, Belfond, La Découverte, Le Cherche-Midi, XO, Pocket, 10/18, Bordas, les Dictionnaires Le Robert). Reste que dans l'idée, lorsque le rachat avait eu lieu, les gens du groupe avaient pesté (avec une grève chez Robert Laffont). « Ça fait 30 ans que je suis dans la maison, c'est la première fois que je vois ça. Il y a une espèce de saturation, un écoeurement que le petit personnel ne soit pas pris en considération. Les gens se raidissent à force de ne pas être entendus », avait-on entendu.

Pourvu que les nouveaux arrivants ne se sentent pas aussi mal.




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