Bartleby préférerait ne pas vous dire : Houellebecq au Parisien

Clément Solym - 12.08.2010

Zone 51 - Bartelby - parisien - territoire - carte


Ah, la rentrée... Littéraire, n'est-il pas ? J'ai comme l'impression, vous me passerez l'expression, que certains vont la rater. Ou que trop empressés de la réussir, ils se mettront peut-être des bâtons dans les roues. En publiant une critique de livre avec plus d'un mois d'avance, par exemple.

Oh, ne riez pas : la presse fait ce qu'elle peut avec les restrictions que les maisons d'édition lui imposent. Ainsi, Flammarion qui a fait parvenir les épreuves du prochain bouquin de Houellebecq avait expressément interdit que l'on en publie la moindre phrase. Rien du tout, disait-on, mais alors vraiment rien de rien.

Évidemment, quelques-uns font de la résistance et on démasque l'ironie parfois où l'on ne s'attend guère à la trouver. Pour preuve ce tweet, découvert voilà quelques jours.


Ce n'est évidemment qu'une citation. Mais tout de même : est-ce bien raisonnable de dévoiler la fin d'un ouvrage où l'on ne trouve par ailleurs rien d'autre que Houellecq, qui est par ailleurs le nom d'un des personnages principaux ?

Chronique anticipée, chronique ratée ? Vous allez vite en besogne. Mais peut-être pas autant que le Parisien qui a publié le 10 août une pleine et énorme page consacrée entièrement à l'ouvrage et au ressenti du journaliste sur cette lecture. Avec un mois d'avance sur la parution qui se fera le 8 septembre.

450 pages que le journaliste aura mis 4 h 30 à avaler : spectaculaire vitesse de lecture !

C'est qu'au sortir de cette plongée, il est d'ailleurs quelque peu déboussolé notre ami. Ne sait plus vraiment où il habite et le livre ne lui aura pas laissé un excellent souvenir... Bien, voyez-vous, ce livre, mais pas top, top. Pour tenter de contourner la censure de Flammarion, il s'autorise même deux citations, dont une est ratée - volontairement ou pas ?

Mais peut-être n'est-ce après tout qu'un juste retour de bâton. Quand on voit ce que Michel met dans la tête des journalistes, justement, du Parisien, et toute la nausée qu'ils lui inspirent. Peut-être ne faut-il pas chercher midi à quatorze heures.

D'ailleurs, il est midi trente.




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