Buckingham offusqué par l'autobiographie de Tony Blair

Clément Solym - 03.09.2010

Zone 51 - Insolite - queen - elizabeth - choquer


Les révélations que l'on découvre dans l'autobiographie de Tony Blair n'ont pas fini d'alimenter la rage qui accueille l'ouvrage. Si les ventes sont bien au rendez-vous, l'ancien premier ministre, après s'être offert la peau de Gordon Brown s'attire les foudres de la Reine Mère...

C'est tout à la fois un sentiment de trahison qu'un manque évident de courtoisie, fait-on remarquer depuis Buckingham, à la lecture des mémoires de Tony. « Aucun premier ministère n'a fait cela auparavant et nous pouvons simplement espérer que cela n'arrivera plus jamais », déplore un confident du palais.


Tout ce cirque parce que Tony fait état de plusieurs conversations délicates qui eurent cours avec Ze Queen. Révélations de lèse-majesté, on n'oublie pas de parler de Lady Di en des termes peu élogieux. Évoquant la méfiance qu'il entretenait la concernant, Tony parle d'elle comme d'une « manipulatrice », et brosse le portrait d'une femme en proie à la « sauvagerie de ses émotions », qui la rendait plutôt imprévisible.

Mais « à notre manière, nous étions tous deux manipulateurs », rajoute-t-il. Sauf que Diana avait quelque chose du météore qui vient tout détruire dans l'environnement policé et la société bien disciplinée de l'Angleterre.

La Elizabeth Queen se fait par ailleurs taxer de « hautaine », tandis que Bush serait « un véritable idéaliste ».

A Journey, particulièrement étrange...

Critiqué comme jamais pour avoir entraîné l'Angleterre dans la guerre en Irak, Tony avait fui le pays pour débuter la promotion de son bouquin outre-Atlantique, espérant y trouver des auspices plus cléments.

Pourtant, en proposant de verser les ventes de son livre aux soldats blessés, Tony avait tenté de faire amende honorable. Adnan Sarwar, ancien militaire qui a perdu deux amis en Irak avant de quitter l’armée en 2007, donne une explication plus nuancée. « C’est peut-être une manière de s’excuser pour ce qu’il a fait, une manière de donner quelque chose en retour aux troupes, mais qu’importent les raisons, je pense que nous devrions accepter son argent et dire merci beaucoup ».

Et d'estimer que si cela ne change pas le passé et ne veut pas dire oublier ou pardonner, il faut quand même aller de l’avant.