Bush refuse une médaille à Rowling : incitation à la sorcellerie

Clément Solym - 25.09.2009

Zone 51 - Insolite - incitation - sorcellerie - Bush


On le savait peu futé, et à vrai dire, la Terre entière est soulagée de la savoir aux commandes d'une bibliothèque désormais. Encore que...

Pourtant, ses frasques n'ont manifestement pas fini de faire le tour du monde et un ancien porte-parole du gouvernement le démontre avec sagesse. Il faut contextualiser la chose : la Presidential Medal of Freedom, c'est le must en matière de décoration nationale. Elle récompense une personne qui, par ses actes a amélioré la sécurité ou renforcé les intérêts nationaux, ou apporté un morceau de paix dans le monde ou encore, est impliquée dans des activités culturelles, avec un apport considérable.

Si l'on fait abstraction des millions gagnés, Rowling pouvait presque rentrer dans deux des trois cases. Mais Matt Latimer, dans Speechless: Tales of a White House Survivor, explique que la situation n'aura pas penché en faveur de la romancière écossaise. Citation :

« C'était le même genre de pensée unique qui a conduit la Maison Blanche à s'opposer vivement à ce que l'auteure J.K. Rowling reçoive la Presidential Medal, parce que Harry Potter était une incitation à la sorcellerie. »
 
Fin de la citation, vous pouvez ne pas arriver à retrouver une activité normale.

Simplement pathétique ? Non, pire que cela. Parce que durant le double mandat bushien, deux des personnes honorées par cette médaille furent des partisans de la guerre en Irak, et pas des moindres : le premier ministre anglais, Tony Blair, et celui d'Australie, John Howard. Le troisième est l'une des grandes figures de ce monde, Alvaro Uribe, violateur des droits humains de premier ordre et allié politique de Bush.

Cette pensée unique que lapide Matt, c'est celle qui a également poussé l'administration à refuser cette même médaille à Ted Kenndy, qui s'était vu diagnostiquer une tumeur, sous prétexte qu'il était... républicain. Et non démocrate.

Triste monde tragique comme disait l'autre...

Crédit photo : Wikipedia