Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Caprice des Dieux : les femmes, la littérature… et le fromage.

Louis Mallié - 14.05.2014

Zone 51 - Insolite - Éliette Abécassis - Caprice des Dieux - Nouvelle


La célèbre marque de fromage français Caprice des Dieux a décidé de se dans lancer une nouvelle opération, à mi-chemin entre l'opération marketing et l'aventure littéraire. L'idée est pour le moins originale - et peut-être inédite pour une marque de fromage : il s'agit ici de se rapprocher des consommateurs, et avant tout des consommatrices par un concours de nouvelles réalisées en partenariat avec Le journal des Femmes et l'écrivain Éliette Abécassis...

 

 

 

 

Toute l'équipe du projet était aujourd'hui réunie au restaurant Laurent sur les Champs-Élysées afin de présenter le projet. Mené par le directeur de Caprice des dieux, Ivan de Villers, le projet « Caprice en fait tout un roman » entend s'adresser en particulier aux femmes, que la société  souhaite voir s'exprimer à travers un texte personnel, évoquant un caprice rompant avec le quotidien.

 

C'est que la marque Caprice des Dieux est largement soutenue par les femmes : sur ses 870 000 fans Facebook, la marque compte près de 70 % de femmes, et environ 160 000 « engagés » chaque mois (like, commentaires, posts etc). La compagnie a donc fait appel à l'écrivain Éliette Abécassis afin d'écrire la nouvelle Un simple Caprice, récit diffusé dans le Journal des Femems et censé inspirer les internautes ...

 

« La notion de caprice rappelle la capacité de vouloir, de désirer… Ce qui m'a séduite, c'est que derrière cette notion que la société rejette, il y a quelque chose de très important : c'est s'extraire du monde mercantile pour avoir un moment à soi, un moment où on est à l'écoute de son désir », a expliqué l'auteure entre deux plats.  « Ce qui m'a également intéressée c'est le lien entre le caprice et la femme. Or les femmes d'aujourd'hui sont comme des Shiva, avec leurs mille bras, en train de travailler, de faire les courses, d'aller chercher leurs enfants, de s'efforcer de rester minces, d'être mères, épouses...  Ces caprices de femme sont un refuge et une liberté : on a tout simplement le sentiment d'exister. »

 

 

 

 

C'est la raison pour laquelle elle espère que les internautes se prêteront au jeu. L'opération sera annoncée le 21 mai, avant le lancement de l'appel à candidature. Les participants auront alors deux mois (Juin-Juillet) pour écrire et poster leur texte sur un onglet spécialement dédié à l'opération sur le site du Journal des Femmes. D'une longueur comprise entre 2 et 10 feuillets, il doit exclusivement porter sur le thème du caprice. À l'issue du concours deux gagnants seront désignés : un « coup de coeur caprice des dieux » et un « coup de coeur Éliette Abécassis ». Ils se verront gratifier d'un voyage pour deux à Dublin ainsi que d'une rencontre avec l'auteure. 

 

 

 Eliette Abécassis 

Raphaël Labbé, CC BY-SA 2.0

 

 

Il s'agit donc d'une opération originale, née d'un « pari », et d'une « rencontre » explique les responsables de Caprice, qui a d'abord plus tenu à insister sur l'incongruité et l'audace du mélange fromage/littérature que sur un aspect « marketing » qu'ils trouvent dévalorisant. « Il n'y a pas de loup, pas d'objectif », assure Ivan de Villers…

 

Quoi qu'il en soit, Éliette Abécassis approuve largement le mélange entre les deux spécialités françaises, et ce, quels qu'en soient les desseins : « Je trouve cela merveilleux, si c'est du marketing, que l'on fasse appel à la littérature. »