Censure au festival du livre de Dubaï : à qui profite ce crime ?

Clément Solym - 20.02.2009

Zone 51 - Insolite - censure - festival - livre


Le premier festival du livre de Dubai doit débuter dans une semaine et pourtant, c'est déjà la folie dans les rangs des invités et des organisateurs... La censure du livre de Geraldine Bedell n'y est effectivement pas étrangère pas plus que les boycotts annoncés par les différents auteurs conviés, d'ailleurs.

Pourtant, les organisateurs avaient des raisons de se réjouir du gotha qui était attendu : Margaret Atwood, Anthony Horowitz, Kate Adie et Jung Chang, ou encore Penny Vincenzi, Ranulph Fiennes et Louis de Bernières... En tout, 66 convives de luxe, pour une première édition prometteuse. Mais ce que l'on ne comprendra pas, c'est le pourquoi l'organisation du festival a tenu à se tirer une balle dans le pied à ce point ?

Inviter de tels auteurs, c'était assurément prendre le risque de les voir donner leur avis. Fut-ce par la simple présence de la vice-présidente du PEN, en charge de défendre la liberté d'expression des auteurs. Alors pour sûr, une censure, ça se sent passer... Tout cela parce qu'on parle d'un cheikh homosexuel ? Les proportions semblent faussées...

D'autant que l'éditeur Penguin, qui devait profiter de l'événement pour lancer en fanfare le livre, un mois avant la date officielle s'est immédiatement drapé dans sa dignité, outré d'un tel comportement. Mais c'est de bonne guerre : ayant l'opinion publique et celle des auteurs pour lui, il aurait eu tort de s'en priver. Criant au scandale, il fait finalement un meilleur buzz de cette censure que d'un lancement, qui n'aurait été qu'un parmi d'autres probablement.

On se souviendra des Joyaux de Médine, qui avait été annulé parce qu'une universitaire y voyait un risque pour la sécurité du pays, et que comme pour lui donner raison, un attentat avait été perpétré contre l'éditeur. Alors à qui profite le crime de la censure ? Sûrement pas au festival, qui sera toujours celui ayant commencé sa vie avec justement une atteinte à la liberté d'expression.

Le crime profitera donc à l'auteure, au livre et à l'éditeur. Et c'est tant pis pour Dubai...



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