De l'art de la ponctuation dans les romans : un point, mais ce n'est pas tout

Cécile Mazin - 17.02.2016

Zone 51 - Insolite - ponctuation romans - analyse lecture - virgules points


Roland Barthes tentait de tenir à distance, ces outils syntaxiques trop expressifs, que pouvaient être le jaillissement émotionnel du point d’exclamation. S’il privilégiait les deux-points, c’était avant tout pour s’inscrire dans un développement intellectuel. De la sorte, même les points de suspension lui semblaient trop nonchalants. Mais cette analyse de la ponctuation prête parfois à sourire...

 

 

 

Prenant appui sur les œuvres classiques de la littérature anglo-saxonne, Adam J. Calhou s’est lancé dans une étude méthodique des points, points-virgules et autres choses. C’est inspiré par les expérimentations de Nicholas Rougeux, qui tournaient un peu en rond, qu’il a décidé de chercher d’autres pistes.

 

Alors, ne retenir que les signes de ponctuation, à quoi cela conduit-il ? Voici une classification des emplois selon plusieurs œuvres, se basant sur le décorticage de grands romans. L’intéressé a même mis en ligne le code permettant de découper les œuvres directement, pour produire ses propres résultats.

 

On peut ainsi mesurer le nombre de mots par phrase selon les œuvres des auteurs, et découvrir à quel point Faulkner, dans Absalon, Absalon, se fout éperdument de limiter la taille de ses phrases. 

 

 

Adam a également transformé ses analyses en couleur : les points et points d’interrogations, ainsi que ceux d’exclamation sont en rouge. Les virgules et guillemets en vert, les points-virgules et deux points sont en bleu. C’est joli, amusant. Et bien entendu, cela ne sert pas à grand-chose. (via Medium)