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Des cercueils sécurisés, ou comment lutter efficacement contre la taphophobie

Cécile Mazin - 29.12.2016

Zone 51 - Insolite - taphophobie cercueil mort - panique enterrer vivant - brevet humains morts


Parce que certains membres éminents de notre rédaction entretiennent des terreurs nocturnes, il a fallu trouver des solutions. La taphophobie sévit en effet dans nos rangs, probablement découlant de l’accumulation de travail en retard et la peur d’être enseveli sous la masse. Mais la lutte contre la peur d’être enterré vivant ne date pas d’hier...

 

© Midam, Editions Glénat

 

 

Si la taphophobie donnait à Midam l’occasion d’une chute pour sa bande dessinée Game Over, Watergate, il s’agit d’un mal réel. D’ailleurs, on retrouve assez facilement dans le monde de la BD des gags engendrés par de petites méprises qui conduisent à enterrer un proche vivant. Nous sommes loin du livre d’Arnold Bennett (trad. Jean Magdalen, Ed. L’arbre vengeur), pourtant bien baptisé Enterré vivant, une comédie romanesque plutôt légère. Mais être enterré vivant, alors ?

 

À la recherche d'une solution pratique

 

Pourtant, si l’humain angoisse de ne pas être assez mort pour être enterré, il a su combattre ses frayeurs en inventant des cercueils sécurisés. Depuis le début du XVIIIe siècle, des créations ont fleuri pour rassurer les malheureux qui auraient fourvoyé leurs proches et famille. Il faut noter que toutes ces inventions ont été réellement brevetées, à l’époque, et que certaines recourent à des méthodes très techniques.

 

C’est en 1868 qu’apparaît le premier brevet concernant un cercueil sécuritaire : il propose simplement un levier permettant de dresser une échelle après avoir soulevé le couvercle. Si au bout d’une semaine, le mort-encore-vivant ne s’est pas manifesté, on estimera qu’il a définitivement rejoint le royaume des ombres.

 

 

 

Le dispositif de 1885 promettait en revanche de pouvoir envoyer des signaux tout en assurant une arrivée d’air permettant de respirer. Il devient possible d’envoyer un petit signal en faisant sonner une cloche. 

 

 

 

Et voici quelques autres dessins/brevets, illustrant l'ingéniosité des angoissés vivants qui redoutaient de se faire ensevelir avant l'heure.

 

 

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