Des scientifiques ont nommé ces fourmis d'après les dragons de Daenerys

Antoine Oury - 28.07.2016

Zone 51 - Insolite - fourmis Game of Thrones - fourmis Daenerys - fourmi GoT


Les scientifiques et autres chercheurs adorent les références : entre leurs travaux respectifs, bien sûr, mais aussi avec la littérature et la pop culture. Une équipe d'entomologistes de l'Institut de Science et de Technologie d'Okinawa le prouve une fois encore, avec deux nouvelles espèces de fourmis nommées d'après les redoutables dragons de Daenerys Targaryen.

 

 

 

Eli M. Sarnat, Georg Fischer, Evan P. Economo ont quitté pour quelques semaines le visionnage de Game of Thrones pour s'intéresser aux espèces de fourmis présentes en Nouvelle-Guinée. En veine, ils sont tombés sur deux nouvelles espèces, rattachées à la catégorie assez commune des Pheidole, appartenant à la sous-famille des Myrmicinae.

 

Les noms des nouvelles espèces sont généralement basés sur les caractéristiques qui les distinguent de leurs congénères — encore que l'on trouve aussi des références à des noms d'auteurs ou à des créatures du Seigneur des Anneaux — mais Sarnet, Fischer et Economo ont tout de suite pensé à Game of Thrones en découvrant les épines dorsales des deux espèces qu'ils ont découvertes.

 

Pour les deux bestioles, les scientifiques ont choisi les noms Pheidole viserion et Pheidole drogon, qui leur semblaient bien plus appropriés qu'un patronyme latin : Viserion est en effet le premier dragon de Daenerys, et Drogon, le plus féroce, nommé ainsi d'après Drogo, le mari décédé de la princesse.

 

 

 

Les fourmis Pheidole sont assez communes, et possèdent toutes une morphologie assez similaire : une tête assez grosse par rapport au reste du corps et des mandibules puissantes pour déplacer leur nourriture, notamment.

 

Sauf que ces deux espèces, avec leurs épines dorsales, se distinguent nettement : quelque 100 espèces de fourmis possèderaient ce genre d'armure, dont la fonction n'est pas encore tout à fait connue. Parmi les hypothèses des scientifiques, ces épines permettraient en fait de renforcer la puissance musculaire, afin de soutenir la tête disproportionnée des fourmis ou bien améliorer la prise de leurs mandibules.

 

Les scientifiques se sont également lancés dans une dissection à l'aide d'une technologie de microtomographie aux rayons X, pour découvrir l'intérêt de ces épines.

 

Les résultats des recherches d'Eli M. Sarnat, Georg Fischer et Evan P. Economo sont disponibles dans PLoS ONE sous le titre Inordinate Spinescence : Taxonomic Revision and Microtomography of the Pheidole cervicornis Species Group (Hymenoptera, Formicidae).

 

 

(via Gizmodo, The Next Web)