Elmore et Peter Leonard : le business d'écrivain de père en fils

Clément Solym - 29.06.2009

Zone 51 - Insolite - Elmore - Peter - Leonard


Dans le Mississippi, à Jackson, Peter Leonard vient d'achever quelques nouvelles pages d'un récit, une nouvelle, et pour savoir ce qu'elle valait a demandé à un auteur réputé d'y jeter un oeil. Trois pages resteront correctement reçues, mais plusieurs problèmes sont soulevés.

C'est qu'il n'est pas évident d'avoir pour relecteur son propre père, tout particulièrement quand ce dernier a une carrière de romancier longue comme deux bras et entamée en 1953...

Des réflexions qui l'embarrassent, certes, mais pas de meilleur enseignement estime Peter, pour qui Elmore, son père, reste une référence dans le domaine. Même un Michael Connelly, pourtant auteur de best-sellers, avoue de face au monstre Elmore, lui-même ne se sent que l'ombre d'un auteur.

Mais si l'écriture n'est pas une tare génétiquement transmissible, l'envie de raconter des histoires semble bien inscrite dans les gènes du père et du fils. Et avec un papa qui a radicalement bousculé le genre romanesque, la tâche n'est pas des plus reposantes pour parvenir à s'installer.

Les souvenirs des feuilles de papier froissé et roulées en boule reviennent en mémoire de Peter, du temps où son père passait des heures à écrire. Chose qui a participé à l'envie de s'y mettre et d'arrêter le business de la publicité dans lequel il s'était engouffré avec femmes et enfants. Un moyen de faire de l'argent, et nous en cherchons tous, mais l'écriture est devenue plus importante.

La relève n'est pas assurée pour autant. Mais dans la famille, on saura peut-être se transmettre quelques tuyaux...