En cas de fatwa, un bon tuyau : jouer à Mario Bros

Clément Solym - 11.10.2012

Zone 51 - Insolite - Salman Rushdie - Super Mario Bros - fatwa


En 1989, un hurluberlu décide de mettre à mort un romancier, qui plus de vingt ans après, non seulement est toujours vivant, mais surtout, assure la promotion de ses mémoires avec bonne humeur. Salman Rushdie et la fatwa, c'est l'histoire de la fin du XXe siècle, qui a marqué les esprits.

 

 

 

 

Et, réfugié en Angleterre, Rushdie devait bien s'occuper, alors que les forces de police assuraient sa sécurité. Et pour combattre l'isolement, la solitude, d'une manière supportable, Rushdie a récemment avoué qu'il... jouait à des jeux vidéo. 

 

Mieux : il avait fait de Mario, le plombier qui saute sur des tortues et écrase des champignons avec des crocs de vampires, son meilleur ami. Il s'était pris d'affection pour le plombier et son frère Luigi, le jeu offrant une fuite hors du monde, surtout quand on est menacé de mort... Pour le plus grand malheur de sa femme, Marianne. Au point que cette dernière se soit un jour mise en colère, et comme un gamin, elle l'a grondé. 

 

Super Mario Bros, premier du nom, sur console NES, en 8 bits, avec des gros pixels qui bougent en guise de personnages, était l'unique réconfort de Salman. Sa femme désemparée, lui propose de lire un livre, plutôt, et Rushdie de rétorquer : « Laisse tomber. »  Il perdit son sang-froid, et ajouta : « Ne me dis pas comment je dois vivre ma vie ! »

 

Et zou, colère, explosion, et voilà le romancier qui quitte la pièce.

 

Ce n'est que bien plus tard, se retrouvant seul à Hermitage Lane, que Rushdie est parvenu à aller au bout du jeu, sauvant la princesse Peach, déjà bien trop rose pour être sérieuse... (via The Millions)

 

Le livre de Rushdie, publié chez Plon, Joseph Anton Une autobiographie.