Fin du monde : conserver ses livres dans un bunker de la ligne Maginot

Clément Solym - 05.12.2012

Zone 51 - Humour - Edilivre - fin du monde - calendrier maya


Rappelons aux joyeux drilles qui ne consomment pas de médias, que le 21 décembre prochain amorcera la fin du monde. Fini, kaput, exit, ciao, on plie boutique. Oubliées les querelles de l'UMP, envolé l'effet de serre, aux oubliettes les guerres et toutes ces choses... Le monde va disparaître, et avec lui l'humanité. Mais avant, peut-être serez-vous tenté par une petite tranche de vie éternelle.

 

 

 

La postérité, c'est ce qui restera de l'Homme, une fois son monde et sa civilisation anéantis. Et à ce titre, Edilivre propose de garantir que les races extraterrestres qui découvriront notre planète sans vie puissent au moins découvrir vos écrits. Deux packs sont pour ce faire proposés, pour garantir aux livres une vie après la mort.

 

Le premier pack, Éternité, coûtera 6666 € : on publiera l'ouvrage au format papier, ainsi que numérique en PDF et EPUB (l'ajout des DRM est en option) et ce dernier sera stocké également sur clef USB. L'offre Immortalité, est elle un peu plus onéreuse, à 9999 €, et reprend le pack Éternité, agrémenté d'une biographie complète de l'auteur, rédigée par un auteur Edilivre, après « cinq entretiens de deux heures ».

 

Les livres profiteront d'une capacité de stockage inédite, puisqu'ils seront enfermés, en papier et USB, « dans un ancien bunker en France situé au sein de la ligne Maginot en Alsace ». Selon Edilivre, ce service répondrait en tous points aux besoins des Français, et la société avait prévu le coup en rachetant en 2010, « un bunker de 25 m² à 50 mètres en dessous du niveau de la mer sur l'ancienne ligne de défense française ». 

 

Mieux : plus de 10.000 personnes auraient déjà fait appel à Edilivre pour passer au travers de ce péril pour l'humanité, dont les textes éternels seront ainsi à l'abri du Bunker Edilivre.

 

« La menace de l'extinction de l'humanité n'a jamais été aussi proche. En tant qu'éditeur, il était de notre devoir de proposer une offre adaptée à la demande de personnes désireuses de laisser une trace derrière elle et nous sommes fiers d'être le seul éditeur à avoir mis en place ce type de service », souligne David STUT, Directeur général d'Edilivre. 

 

Seul petit couac : personne ne semble avoir prévu de laisser la clef du bunker à un endroit suffisamment visible pour attirer l'attention...

 

L'offre est valable avant le 21 décembre prochain, bien entendu. En cas de non destruction de la planète, l'éditeur ne propose toutefois pas de remboursement.