Flairer le parfum des vieux livres grâce à la chimie

Julien Helmlinger - 21.06.2013

Zone 51 - Insolite - Chimie - Parfum - Vieux livres


Les odeurs, ces émanations volatiles qui nous permettent de percevoir certaines choses même les yeux bandés, et ce, pour le meilleur comme le pire, ne sont qu'une forme de chimie. Et si certains passionnés de littérature se disent parfois amoureux des arômes de vieux bouquins, et des bons souvenirs qu'ils évoquent, certains chimistes se son penchés sur la composition qui leur donne leur parfum caractéristique. La littérature, à plein nez.

 

 

Photo par Sayane, sur DeviantArt
 

 

Comme l'a décrit la International League for Antiquarian Booksellers, dont les membres ont souvent le nez plongé dans les manuscrits anciens, l'odeur commune à ces vieux livres comporterait un 

« soupçon de vanille ». Une caractéristique que ces experts expliquent par la présence de lignine, un des principaux composants du bois et présent en conséquence dans tous les papiers fabriqués à base de bois.

 

Un élément lié à la vanilline, qui sert notamment à ralentir la décomposition du bois, lui apportant rigidité et imperméabilité, mais qui, avec le temps prendrait une légère odeur de vanille.

 

Une expérience scientifique dirigée par Matija Strlic, au cours de l'année 2009, aurait quant à elle démontré que le parfum des vieux livres était bien plus complexe. Selon la chercheuse de l'University College de Londres, cette odeur caractéristique serait constituée d'une centaine de composés organiques volatils, qui émaneraient du papier.

 

Elle évoque quant à elle : « Une combinaison de notes herbacées avec une saveur d'acides et un soupçon de vanille sur un relent sous-jacent de moisi, cette odeur inimitable est autant une partie de l'ouvrage que son contenu. »