Flower Power et hip hop en bibliothèque, pour le bien commun

Antoine Oury - 03.09.2014

Zone 51 - Insolite - Dewey Decimal and the Librarians - groupe folk - bibliothèques


Sur les campus américains des années 1960, un vent de contestation souffle pour apporter le changement. Tandis qu'un mode de pensée « Peace and Love » se développe, les étudiants n'hésitent pas à donner de leur personne pour s'opposer aux interventions militaires au Vietnam, dans les manifestations ou les actions culturelles. Au Macalester College, un groupe d'étudiants ne manque pas d'imagination...

 


DeweyBack

Le verso de l'unique album de Dewey Decimal and the Librarians

(Musgo Dumio_Momio, CC BY-NC-SA 2.0)

 

 

Dewey Decimal and the Librarians est une formation comme il en existe beaucoup à l'époque, réunissant Dave Howard (basse), Pete Malen (guitare), Bob Stimson (guitare, banjo) et Don MacKenzie (chant). Selon les titres, ils étaient rejoints par d'autres camarades, comme Dave Bloom ou Dave Campbell, notamment au cours de concerts au sein du lycée dans les années 1963 et 1964.

 

Il n'existe qu'une trace discographique du groupe, un album sorti en 1965 qui rassemble 11 titres. Aucun rapport avec la bibliothèque, mais des titres à l'apparence (impossible d'en trouver une trace sonore sur le Web) engagée, comme « The Klan », probable référence au Ku Klux Klan, ou « Four Strong Winds », le classique écrit par Ian Tyson.

 

Le groupe se réunit à l'occasion, pour les réunions d'anciens élèves du Macalester College, comme cette fois, en 1989.

 

 

 

 

 

 

 

La classification décimale de Dewey a inspiré d'autres chanteurs, dont Melvil Dewey, qui a sorti 2009 son « Decimal Rap ». Derrière le rappeur, un bibliothécaire jeunesse de Wilmington, en Caroline du Nord. Précédé de sa réputation d'« International Library Hip Hop Superstar », il a collaboré avec Book Marky Mark ou Lil B Dub the Rapping Book Worm, et a déjà sorti deux albums destinés aux enfants.

 

 

 

 

La première vidéo de Dewey a engrangé plus d'1,5 million de vues, et il était logique qu'il récidive, façon Beastie Boys, avec « Don't Plagiarizzle ».