Harcelés sur Internet pour avoir cité un court poème

Julien Helmlinger - 20.02.2013

Zone 51 - Insolite - Troll - Shaun Shane - Copyright


Dans le registre des trolls, ces messages farceurs et provocateurs de troubles qui pullulent sur le Web, un journaliste de Tech Dirt a partagé dernièrement une curieuse anecdote avec ses lecteurs. Tandis qu'il surfait sur divers réseaux, comme Twitter, il a eu quelques interactions avec un mystérieux internaute. Et ce dernier, visiblement pointilleux en matière de copyright, use de comptes identifiants multiples afin de menacer tous ceux qui citent un poème de Shaun Shane sans faire mention à son auteur. 

 

 

 

 

Un robot ou bien quelqu'un qui reste encore à identifier, qu'il s'agisse du poète Shaun Shane lui-même, de son éditeur, ou de n'importe quel autre farceur anonyme, a créé plusieurs comptes Twitter au nom de On Press Inc, et visiblement d'autres identifiants, et s'en sert pour harceler ceux qui citeraient, en ligne, le court poème ci-dessus, et dont la traduction est : « Si seulement nos langues étaient de verre, combien plus prudents nous serions quand nous parlons. »

 

Ainsi, diverses personnes ayant fait mention à cette phrase dans leurs tweets, se sont retrouvés bombardés de messages annonciateurs de poursuites pour violation de copyright et autres menaces juridiquement incorrectes et parfois mal orthographiées.

 

 


 

 

Le troll revendique que On Press Inc fait partie intégrante de la maison d'édition Knopf, tandis que cette dernière a démenti l'allégation. Plusieurs comptes Twitter ayant relayé les menaces de On Press semblent curieusement liés entre eux, mais le trolleur n'a pas encore été démasqué. Pour le journaliste Tim Cushing, il se pourrait bien que le poète soit lui-même en cause, bien que la manoeuvre de harcèlement desserve clairement une potentielle promotion virale de l'oeuvre de l'auteur.  

 

Si quelqu'un d'éclairé en matière de protection de droit d'auteur, ou de règlements internes à Twitter, était en mesure de démasquer aisément la supercherie, les fausses menaces ont néanmoins conduit des internautes plus crédules à supprimer leurs Tweets. 

 

Tout cela va cependant très loin, puisque le compte On Press Inc de Twitter n'est qu'une variante puisqu'on lui connaît au moins quatre comptes différents. Et des revendications puissantes, appuyant avec une vidéo le fait que le poème soit bien la propriété dudit poète.

 

Cependant, tous les comptes ont été suspendus à cette heure. 


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