Dumbledore, symbole de la Mort dans les livres de Rowling ?

Cécile Mazin - 22.08.2015

Zone 51 - Insolite - Harry Potter - Dumbledore Mort - conte trois frères


Preuve, peut-être, que les livres de JK Rowling recèlent plus de matière qu’on ne veut le croire – ou que les fans sont longs à comprendre ? Une théorie évoquée voilà près d’un an vient de faire surface. On se souvient du conte des Trois Frères, attribué à Beedle le Barde, et raconté dans Les Reliques de la mort. Eh bien, appliqué aux personnages des romans, voici qu’un éclairage nouveau arrive.

 

Dumbledore Office

Richard August, CC BY SA 2.0

 

Dans le conte, les trois Frères, Antioche, Cadmus et Ignotus Peverell rencontrent la mort devant un pont qu’ils font apparaître. Ce dernier doit leur permettre de traverser une rivière, mais contrarie la Mort, qui avait pris ses habitudes à cet endroit. La Mort, pas contrariante, offre à chacun des frères un cadeau, par lequel elle pourra retrouver son dû, l’âme de chacun des frères.

 

Ce sont ainsi la cape d’invisibilité, une puissante baguette magique de Sureau et le pouvoir de ramener les morts à la vie. Tout cela est raconté fort bien dans le film, avec de belles images, qui plus est, façon théâtre d’ombres.

 

 

 

Les fans se sont donc penchés sur ces trois frères, et en ont conclu que, Voldemort, le sorcier obsédé par le pouvoir incarne donc Antioche, qui demande la baguette de Sureau. Ignous, c’est Harry Potter, celui qui se dissimule à la Mort, avec sa cape – le plus futé – et qui vivra sa vie paisiblement. Le dernier, Rogue, est celui qui ressuscitera les morts : comme Cadmus, il est tombé amoureux d’une femme trop tôt décédée...

 

Mais alors quid de Dumbledore ? Eh bien, si l’on se fie au conte, il ne lui resterait que le rôle de la Mort elle-même. Pourquoi ? Eh bien quelques détails mettent la puce à l’oreille. 

 

Dans le conte, Ignotus, à la fin de ses jours, est salué par la Mort comme un veil ami, et s’en va avec elle avec plaisir. Et Harry saluera son vieil ami, Dumblerdore. Et Harry, à bien des égards, est le petit garçon qui a su tromper la mort, le plus finemement. 

 

Pas vraiment de quoi s’affoler, mais les explications derrière cette allégorie confirment les choix des universitaires. Depuis plusieurs années, Potter, devenu un classique de la pop-culture, est également enseigné dans les facs américaines. Et en septembre 2013, à Sciences po, s’est ouvert un programme d’étude Harry Potter de J. K. Rowling, approche littéraire, psychanalytique et politique. 

 

Mise à jour (article paru initialement le 7 août 2015)

Dans un de ces messages dont elle a le secret, JK Rowling a confirmé, quelques semaines plus tard, le bien-fondé de la théorie développée par les fans. « C’est une belle théorie, et elle marche », lance JK depuis son gazouilleur favori.