Hollande : Ne pas condamner ceux qui aiment la princesse de Clèves

Clément Solym - 10.02.2012

Zone 51 - Humour - François Hollande - princesse de Clèves - lectures


Alors que la lettre de Nicolas Sarkozy aux Français se fait attendre, voire qu'elle pourrait ne pas exister, selon l'éditeur à qui on l'avait prêtée, le candidat socialiste, François Hollande donnait une petite leçon de littérature, au président sortant, hier, à l'occasion d'un meeting à Orléans.

 

En effet, on se souvient qu'en début de mandat, le président avait, dans une démonstration crasse de vulgarité, prouvé quel cas il faisait de la princesse de Clèves.

 

À l'époque, même Pierre Assouline avait trouvé que le président en faisait un peu trop. Le président nous avait en effet expliqué que « savoir par coeur la princesse de Clèves » n'était pas vraiment une qualité qu'il portait en haute estime. « J'ai rien contre... mais j'avais beaucoup souffert sur elle », confiait-il, comme un gosse qui a fait une bêtise...

 

D'ailleurs, Frédéric Martel, dans le livre J'aime pas le sarkozysme culturel, taclait allégrement les tics de langage du président, autant que ses manies, ou les nombreuses attaques qu'il porta de fait à la Princesse de Clèves. 

 

 

 

L'anecdote était devenue risible au point que même les eurodéputés s'en étaient emparés, pour railler la politique culturelle de Sarkozy, alors que l'on évoquait avec intérêt la TVA sur le livre numérique : Catherine Trautmann avait ainsi déclaré : « Il est temps pour lui de lire la Princesse de Clèves sur un livre électronique ! »

 

Donc, François Hollande était à Orléans hier, et a évoqué le pan éducatif, à l'honneur dans sa campagne. L'occasion rêvée pour ne pas rater son concurrent, et rappeler au public présent combien le président, en attaquant le livre avait pu se couvrir de ridicule...

 

« Personne ne doit être jugé indigne de lire 'La Princesse de Clèves' au prétexte que l'un d'entre nous (...) a eu des difficultés pour accéder à cette lecture », rapporte l'AP.

 

Comme cela est fort joliment dit. 

 

Pour conclure sur la page présidentielle du jour, le candidat, dont le monde entier sait maintenant qu'il a décidé de passer par la meilleure agence de presse de l'UMP, Le Figaro magazine, pour s'exprimer. Et il a confirmé que son livre ne contiendrait aucune trace de repentance. À voir...