Illustration : quand un algorithme mélange dinosaures et gravures du XIXe siècle

Antoine Oury - 28.07.2017

Zone 51 - Insolite - illustration algorithme - algorithme dinosaures gravures - algorithme dessin


Les progrès en termes de deep learing - apprentissage profond dans la langue de Molière - font faire des opérations de plus en plus complexes aux algorithmes, ces lignes de code qui permettent de mettre en place des systèmes d'analyses et d'actions automatiques. L'artiste et écrivain Chris Rodley, qui a souvent recours à l'informatique et à l'automatisme dans ses oeuvres, vient de faire réaliser une petite prouesse à un de ces algorithmes...

 

L’application Prisma est bien connue, car elle s’est répandue sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre : à l’aide d’un algorithme créé par Leon A. Gatys, Alexander S. Ecker et Matthias Bethge, de l’université de Tübingen, elle peut changer un banal selfie en un selfie un peu plus moche en une reproduction d’œuvre d’art, à la façon de Klimt, Warhol ou Munch.

 

Pour crâner en soirée, vous pourrez rappeler que cela se nomme « style transfer » ou « deep style », en référence au deep learning, cet apprentissage profond qui permet à un algorithme de devenir de plus en plus performant avec le temps.

 

Certes, Prisma c’est rigolo, mais deepart.io, mis en ligne par les créateurs de l’algorithme original, a l’avantage de permettre de réellement personnaliser ses photographies en rendant possible l’ajout de son propre style, plutôt que celui d’un grand maître (sans prétention).

 

La suite est facile à deviner : Rodley a simplement téléchargé des images de dinosaures d’un côté, et des gravures et dessins botaniques du XIXe siècle de l’autre (ou encore des plumes de paon ou des arbres). L’algorithme a fait tout le reste du boulot, pour obtenir ces sympathiques planches de sauriens floraux...


“La création artistique automatisée touche à
l’essence même de notre identité”

 

À vous de jouer, donc.

via Colossal