Iran : Thom Yorke, égérie des hommes à problèmes sexuels

Antoine Oury - 15.05.2015

Zone 51 - Insolite - Thom Yorke Radiohead - John Updike - couverture image photographie


Est-ce une recherche Google un peu trop fructueuse, ou une tentative de désacralisation d'une célébrité occidentale ? Le chanteur Thom Yorke est devenu modèle, bien malgré lui, d'un ouvrage iranien sur les problèmes sexuels et matrimoniaux des hommes : une photographie de Yorke, plutôt ancienne, mais utilisée pour sa communication officielle, a été utilisée, visiblement au hasard – aux côtés d'une autre de l'écrivain John Updike.

 

 

 

Le journaliste iranien Sobhan Hassanvand a partagé la couverture sur Twitter, hilare : on y repère bien le chanteur de Radiohead, accompagné par l'écrivain John Updike, lui aussi utilisé en illustration. Difficile d'expliquer leur présence respective, si ce n'est par une série de recherches relatives aux problèmes sexuels sur un quelconque moteur de recherche. 

 

Thom Yorke aurait pu apparaître en lien avec sa chanson « I'm a creep » (« Je suis bizarre »), et Updike, disparu en 2009, a pu consacrer certains de ses écrits à la sexualité. Son livre Un mois de dimanches, paru en 1975, explorait ainsi la sexualité d'un prêtre. La troisième image sur la couverture n'est pas celle d'une quelconque célébrité, et semble plus volontiers issue d'une banque d'images. Elle n'évoque pas spécialement les problèmes sexuels, mais soit...

 

Ce qui est présenté comme un véritable manuel sexuel n'a visiblement fait l'objet d'aucun retrait des rayons depuis que l'image a été repérée. Il est probable que le livre reste en vente sans problème, même si Thom Yorke entend des rires sur son passage...

 

On se souviendra qu'un éditeur italien, Einaudi, s'était au moins autant planté lorsqu'il avait fait apparaître une photographie du poète anglais Stephen Spender sur la couverture d'un recueil consacré au romancier et scénariste américain John Fante... Cette fois, c'était bien une recherche malheureuse sur le web qui avait provoqué la confusion.

 

(via The Telegraph)