Shakespeare et Lewis Carroll ont une place de choix à la Cour suprême

Clément Solym - 25.09.2015

Zone 51 - Insolite - Justice littérature - Shakespeare juges - Cour suprême


On sait en France que Tintin est un personnage très prisé dans les Palais de justice, mais dans les plaidoiries, on n’évoque que rarement Balzac, Proust ou Michel Houellebecq. Est-ce à dire que les juges dénigrent ces auteur. e. s qui font la littérature ? Dans une enquête menée outre-Atlantique, on a voulu vérifier les appétences littéraires de la Cour suprême.

 

Scales of Justice - Frankfurt Version

Michel Coghlan, CC BY SA 2.0

 

 

Quels sont les auteurs que la Cour se plaît à invoquer dans ses murs ? Pour arriver à un panorama complet, la très sérieuse enquête a choisi de fouiller dans les décisions rendues. Scott Dodson, professeur de droit à Hasting, et son épouse, ont ainsi décidé de mettre en place le top 10 des écrivains auxquels les juges font référence.

 

Il a été décidé d’éliminer toute référence à la Bible, et privilégié une certaine littérature – JK Rowling, par exemple, restera à la porte des tribunaux. De même que le Dr Seuss ou Spider-Man n’ont pas été retenu – alors même qu’ils ont été cités par l’un des juges. La poésie traditionnelle a été laissée de côté, mais tout ce qui est théâtre et épopée lyrique a été pris en compte.   

 

Moralité, Antonin Scalia, l’actuel doyen, est celui qui compte le plus grand nombre de références aux auteurs. 

 

Et fort logiquement, on retrouve d’immenses classiques dans les résultats : Shakespeare et Lewis Carroll sont les auteurs qui reviennent le plus, suivis de près par George Orwell, Charles Dickens et Aldous Huxley. Ésope et Fiodor Dostoïevski s’y retrouvent également, au moins à deux reprises.

 

Et puis, parfois, un nom jaillit, comme Dante, Oscar Wilde, Virgile, Homère, Kafka ou encore Sophocle, Ovide et Tolstoï : ils sont en tout 22 auteurs à avoir été évoqués une seule fois. (via ABA)