L'orgasme littéraire existe, littéralement - et pas qu'un peu !

Clément Solym - 24.08.2012

Zone 51 - Insolite - lecture - orgasme - littérature


Certaines décident de sensibiliser la population à la question du piratage et de la contrefaçon en se mettant, littéralement, à nu. D'autres, sans motivations particulières, apprécient aussi l'exercice de provocation. C'est ainsi que le photographe Clayton Cubitt (no kidding !), a décidé de réaliser de petits clips, en filmant l'actrice porno Stoya occupée... à lire. Pas banal. 

 

 

 

 

Celle-ci est connue des réseaux pour avoir permis, à son ex petit copain, Marilyn Manson, de réaliser une croix gammée, en rasant ses poils pubiens. Juste pour l'anecdote. Passons. Elle, et d'autres actrices, ont été invitées à lire à haute voix un ouvrage, assises à une table, tandis qu'une vague de plaisir semble s'emparer de Stoya. Intriguant ?

 

La suite est velue : Stoya se retrouve dans une situation de tension sexuelle particulièrement forte. Sa voix s'étrangle, le souffle devient court, la lecture hachurée, le timbre s'altère sensiblement, et faiblit... Et pour cause ! La lecture se fait avec la complicité d'un vibromasseur, branché et actif, pour se conclure sur ce qui ressemble clairement à un orgasme chez Stoya. 

 

Hysterical Literature, c'est tout un concept pensé par le photographe en question. Deux morceaux vidéos ont été diffusés sur la toile, pour l'instant, avec un succès étonnant, si l'on se fie au nombre de lectures.

 

 

 

Voilà la première

 

et la seconde partie

 

 

Et en supplément, le récit de cette fameuse expérience, décrite par l'intéressée.

 

As I start reading, my disbelief is suspended. I forget what is about to happen. The first touch on my thigh sends all available blood to my vulva. I continue to enunciate properly, focusing on the text. I've broken a sweat. If this goes on for much longer my hair will be plastered to my head with perspiration as though I've been working out or engaging in acrobatic man/woman penetrative fucking. I stumble over a word, my concentration breaks as I go back to pronounce it correctly. Neither the Hitachi or the woman wielding it will be denied, but in the interests of art (and because this feels so beautifully filthy I don't want it to stop yet) I hold out as long as I can. This section of the world that I'm inhabiting slows down, zooms in. Like a stretched rubber band it suddenly contracts, and I am lovingly punched with an orgasm.

(plus sur son blog)