La bière Moby Dick, brassée avec d'authentiques pages du livre

- 03.12.2012

Zone 51 - Humour - bière - Moby Dick - boisson alcoolisée


On a plutôt l'habitude de dire qu'un alcool se boit comme du petit lait, et qu'un livre se dévore. Mais pour célébrer le 41e anniversaire de la librairie indépendante Powell, à Portland, dans l'Oregon, c'est un croisement entre littérature, alcool et gourmandise qui est proposé. 

 

En partenariat avec Rogues Ales and Spirits, société qui commercialise toutes sortes de produits alcoolisés, c'est un breuvage destiné à ceux qui ont soif de lecture qui a été fabriqué, la White Whale Ale. En somme le Houblon de la baleine blanche. 

 

 

Mais pas n'importe laquelle : celle de Herman Melville, un ouvrage qui tient particulièrement au coeur de Michael Powell, qui à l'occasion d'une vente aux enchères était tombé sur The Whale, de Melville, une toute première édition, rebaptisée depuis Moby Dick. Cette bière est ainsi un hommage tout à la fois à Michael et sa famille, fondateur de la librairie, mais également à son héritage. 

 

Elle est donc directement « inspirée par l'amour de la littérature », assure la librairie, imprégnée de toute l'atmosphère marine, mais pas seulement. Car on pourrait ne trouver là qu'un dérivé marketing amusant. De fait, la bière a été brassée avec de véritables pages d'un exemplaire de Moby Dick, et goûterait presque plus encore la littérature melvillienne que le houblon... La bière est vendue 6,75 $ tout de même.

 

De quoi donner des idées amusantes. Souvenons-nous que l'éditeur Kraken Opus avait déjà décidé de combiner une pinte de sang, soit 0,473 litre d'un joueur de cricket, pour la réalisation de l'un de ses ouvrages. Seuls 10 exemplaires de cette édition étaient commercialisés. 

 

Mais après tout, il serait probablement envisageable de décliner le principe : un peu de cocaïne pour l'édition Beigbeder (avec un supplément capot de voiture), une infusion chemise blanche et cheveux pour BHL ou  encore un brassage imperméable miteux pour Houellebecq...

 

Ah, c'est que l'on a les hommages que l'on mérite...