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La Chic-lit victime des hommes ?

Clément Solym - 05.08.2010

Zone 51 - Insolite - chic - humour - femme


Depuis la démystification de la femme célibataire de 30 ans un (tout petit) peu en surpoids grâce à Bridget Jones, la littérature pour fille reste coincée dans un carcan. Et ces messieurs en seraient les principaux responsables.

Sous-genre, accessoire de mode plus qu’objet littéraire, « la chic-lit » (« littérature pour poulettes ») peine à s’échapper des préjugés dans lesquels on l’a enfermé. Pour la plupart des hommes et certaines femmes, ce succès, guère plus louable que celui de la collection Harlequin fait appel aux sempiternels mêmes codes du genre.

Ceux de la jeune citadine branchouille travaillant dans la comm’ ou les médias, particulièrement épuisée par une famille intrusive et très souvent en quête du mariage blanc bien clinquant. Une ressemblance entre différents titres qui tient souvent à ses auteurs journalistes modes ou particulièrement proches de leurs personnages.


Bien que populaire, le genre s’est aliéné la plupart des hommes qui boudent un univers débordant de séances hystériques de shopping et de fétichisme textile abscons. Pire, le mâle tend à enfermer les auteurs féminins humoristiques dans ce seul genre, quand il ne nie tout simplement pas la capacité des femmes à réaliser un roman qui pourrait l’amuser. Une situation que le titre même du genre avec ses « poulettes » ramène un demi-siècle de clichés en arrière. La pin-up permanentée aurait-elle eu raison de sa petite-fille ?

Pour être honnête, la littérature pour des femmes et par des femmes n’est pas plus victime des poncifs de son genre que d’autres sous-genres littéraires. Prenons l’exemple inverse des mésaventures des petites stagiaires de chez Vogue, la Fantasy. L’Heroic Fantasy particulièrement. Il n’est pas sûr que les aventures du paysan devenu un guerrier terrible en trouvant une épée dans son grenier bénéficient d’une meilleure estime.

Insipides et fatigués

Comme pour la Chick-Litt, le rayon du médiéval fantastique possède ses Helen Fielding et Lauren Weisberger et bénéficie de l’aura de quelques bonnes productions cinématographiques… autour de dizaines de long-métrages insipides de réalisateurs fatigués. En dehors des quelques grandes œuvres mondiales, le genre séduit volontiers plus d’adolescents et de geeks que de demoiselles.

Si humour féminin et masculin ne sont pas toujours similaires, faire le procès d’un sous-genre littéraire n’a aucun sens. Il reviendrait à faire le procès de tous les genres mineurs de la littérature, souvent très codifiés. Qui sait si une metrosexual-lit réconciliera poufs à franges et altérophiles en armure.







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