Un jugement de la Cour suprême avec Spider-Man en toile de fond

Antoine Oury - 26.06.2015

Zone 51 - Humour - Cour Suprême - Spider-Man - Marvel


Même au sein de la plus importante institution judiciaire des États-Unis, on peut se permettre quelques références à la culture populaire : rendant son jugement sur un cas de propriété industrielle impliquant l'éditeur Marvel, la juge Elana Kagan, de la Cour suprême américaine, ne s'est pas privée de quelques références à Spider-Man. Il faut dire que l'affaire opposait le créateur des jouets lance-toile face à la Maison des Idées.

 

Le genre de jouets au centre du litige

 

Kagan s'est visiblement bien amusée, au moment de rédiger son jugement : l'affaire, Kimble v. Marvel Enterprises, Inc, opposait Stephen Kimble, inventeur d'un jouet imitant les lance-toile du Tisseur de toile. Évidemment, l'homme avait déposé un brevet sur son invention, et touchait donc des royalties conséquentes dès lors que Marvel utilisait le mécanisme dans ses produits dérivés.

 

Seulement voilà : le brevet a expiré, et la Cour Suprême a statué en faveur de Marvel en rappelant que l'inventeur ne peut plus toucher de revenus. La juge suprême se paie même le luxe de citer la phrase associée aux super-héros et à Spider-Man depuis le film de Sam Raimi, en 2002 : « De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités », souligne-t-elle pour évoquer le travail de la Cour suprême.

 

Ce n'est pas fini : « Les brevets confèrent à leurs détenteurs certains superpouvoirs, mais seulement pour une période limitée », rappelle Kagan, qui évoque également une « série de précédents » avec le jeu de mots intraduisible « a web of precedents ».

 

Toujours est-il que Kimble ne touchera plus rien pour son invention : jusqu'à présent, rappelle la Cour suprême, il avait reçu un demi-million $, ainsi que 3 % sur les ventes des jouets utilisant son mécanisme.

 

Pour le sympathique voisin Spider-Man, toutefois, la Cour suprême reste du domaine du commun : « J'ai grandi en chérissant les comics. À l'époque, j'étais particulièrement fan de Conan le Barbare et Spider-Man. Quiconque a lu des comics le sait : chaque personnage principal a une histoire de base. Et c'est la succession d'événements généralement inattendus qui font d'eux ce qu'ils deviennent », expliquait Barack Obama lui-même en mars dernier. On se souviendra de la fameuse couverture alternative qui faisait apparaître Spidey derrière POTUS en personne.

 

 

(via Mashable)