La France joue à Westeros et écrit aux familles nobles des 7 royaumes

Cécile Mazin - 13.04.2015

Zone 51 - Insolite - Game Thrones - George RR Martin - gouvernement français


En cette fin de week-end ensoleillé, les plus passionnés attendaient avec ferveur que la nuit tombe : la nouvelle saison, 5e du nom, de Game of Thrones allait débarquer sur tous les petits écrans. En France, on pouvait passer par OCS et CanalSat pour accéder à la série qui était présentée sur la chaîne américaine HBO. Or, un diffuseur inattendu s'est présenté : le gouvernement français... 

 

 

 

 

Mais qu'a-t-il donc bien pu se passer dans la tête du gouvernement, qui, depuis son portail officiel, s'est lancé dans une sorte de parodie politique de la saga de George RR Martin ? En publiant une lettre, le gouvernement souhaite « partager son expérience avec les familles nobles des 7 royaumes ». 

 

Et sous cette démonstration ludique, se cache donc un exercice de communication pour expliquer à la France et aux Français, les différentes réformes en cours. En six articles, il s'agit d'expliquer avec un langage faussement médiéval, comment s'installe la réforme territoriale, ou par quels biais procéder aux dépenses publiques. 

 

On évoque également la réforme des retraites, sous la douce appellation « A labeur pénible, repos précoce », ou encore le décrochage scolaire, sobrement intitulé, article 5, « Jouvençal perdu, avenir sans issue ». 

 

 

Cliquer sur l'image pour être renvoyé à la page du gouvernement

 

 

 

Évidemment, il n'en fallait pas plus pour que Twitter s'amuser de cette action gouvernementale, appuyé par deux petits tweets adorables

 

 

 

Six chantiers français, présentés avec une certaine indolence, tout en se raccrochant aux divertissements modernes, avec, bien entendu, quelques réserves. Peut-on saluer cette inspiration, ou déplorer une forme de jeunisme ou de démagogie, difficile de trancher ? Mais ce n'est pas la première vois que l'on tente la communication décalée dans les hautes sphères numériques. 

 

 

 

 

Le tout étant chaque fois accueilli avec un peu plus de désarroi et de sarcasmes – à moins que ce ne soit du troisième degré ?