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La justice a tranché, "cocky" ne sera pas une marque déposée

Fasseur Barbara - 04.06.2018

Zone 51 - Insolite - Cockygate Copyright Justice - Faleena Hopkins Cocker Brother - cocky copyright


Faleena Hopkins a du souci à se faire, les mâles arrogants continueront d’apparaître sur les couvertures et titres de romance. L’Authors Guild et les Romance Writers of America ont en effet remporté le procès contre la romancière : le mot « cocky » (arrogant, NdR) pourra figure dans un titre en toute sécurité. Que les amateurs de romance se rassurent, l’arrogance sera donc toujours de mise…



 

Il y a deux mois, Faleena Hopkins, auteure américaine de romance à l’origine de la série autopubliée Cocker Brother déposait le mot « cocky » en obtenant ainsi les droits exclusifs. Un fléau pour les auteurs du genre quin depuis des années, utilisent régulièrement le mot dans leurs titres.

Face à cette décision et au comportement parfois agressif d’Hopkins, le mouvement #cockygate avait fait des émules sur les réseaux sociaux.

Deux associations américaines, Romance Writers of America dans un premier temps, suivie de l'Authors Guild voyaient dans cette démarche comme une violation de la liberté d’expression. Comme l’affiche l’AG sur son site : « N’importe quelle restriction de l’expression créative en faveur de la promotion de droits prétendus d’un seul auteur va tout simplement à l’encontre de l’intérêt public en termes de liberté d’expression ». 

Des démarches ont été alors été entreprises auprès d’Amazon qui avait retiré certains titres à la demande de Hopkins, réintégrés depuis au catalogue. Une lettre avait également été adressée à l'auteure au nom de Tara Crescent, auteur de la série également intitulée Cocky et accessoirement membre de la Author Guild qui faisait partie des auteures contactées par Hopkins. Cette dernière avait été rédigée par Cowan Debaets Abrahams & Sheppard, conseillers juridiques externes de l’Authors Guild.

Les choses auraient pu s’arrêter là, mais c’est Hopkins qui a intenté une action contre trois de ses détracteurs : Tara Crescent donc, l’avocat Kevin Kneupper qui avait contesté l’enregistrement du mot comme marque ainsi que la journaliste Jennifer Watson. Hopkins en a également profité pour demander l’empêchement de la publication le 26 mai d’un recueil, intitulée Cocktales : The Cocky Collective.
 
Le juge Alvin Hellerstein du district sud de New York qui s’est occupé du procès ne lui donnera pas raison et les deux demandes de l’auteure seront rejetées, se rangeant du côté des deux associations d’auteurs. Comme le rappelle l'Authors Guild, la loi stipule que seuls les titres de série peuvent être déposés ainsi la série de Faleena s’intitule « Cocker Brother », c’est par la suite qu’elle la désignait comme « The Cocky Series » lors de l’enregistrement de la marque.

« L'Authors Guild croit fermement qu’aucun auteur ne devrait être en mesure d’empêcher les autres d’utiliser un mot ou une expression couramment utilisée dans leurs titres de livres. » Même si cette affaire est réglée, fort à parier que Faleena défendra bec et ongles ses Cocker Brother, affaire à suivre donc...
 



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