La science découvre Cthulhu au fond du système digestif des termites

Julien Helmlinger - 05.03.2014

Zone 51 - Insolite - Lovecraft - Cthulhu - Science


Horreur microscopique. Et si le Grand Ancien était finalement un microbe, et qui plus est - sale temps pour les adorateurs de Cthulhu adeptes du sacrifice - végétarien ? La créature mythologique née de l'imaginaire de Lovecraft, à l'apparence et l'influence tentaculaires, aura en tout cas inspiré le nom donné dernièrement à une trouvaille scientifique. Le fond du système digestif de certaines termites, servirait de demeure à un microbe unicellulaire, un protiste pour les intimes, qui se nourrirait des cellules de bois digérées dans cette insoupçonnable cité de R'lyeh.

 

 

Le monstre, de très près

 

 

Pour ceux que la seule vue de la créature n'aura pas conduits à la démence, Lovecraft dépeignait son monstre Cthulhu, comme possédant une vague apparence humanoïde, gigantesque, indescriptible, cumulant une face de seiche avec d'innombrables tentacules de pieuvre et autres ailes de dragon.

 

Un monstre venu d'ailleurs dans le cosmos, une sorte de divinité, et qui sommeillerait en attendant son heure au fond du Pacifique, dans une citée baptisée R'lyeh. Une des figures, la plus célèbre, de tout un panthéon de fiction et qui aura donné son nom à l'un des cycles littéraires de l'écrivain de Providence.

 

Voilà que l'infiment grand rejoint l'infiniment petit, et qu'un microbe recouvert de flagelles, invisible à l'oeil nu, proliférant dans les tripes de termites cubaines, se voit attribuer le nom de la créature de fiction. L'écrivain, quant à lui, serait décédé d'un cancer, cet autre monstre qui se serait développé en son petit intestin.

 

L'appelation est dûe à des chercheurs, auteurs d'une étude publiée l'an dernier dans la revue PLoS ONE, qui sont tombés sur ce protiste que personne n'avait encore découvert. Une autre variante du microbe, comme s'il s'agissait de sa petite soeur, a été baptisée Cthylla.

 

L'étude comparative de ces petits et grands microbes, plus ou moins parents, constitue l'une des pistes scientifiques permettant de mieux comprendre l'évolution des espèces vivantes.