Le Barkowski : Un tripot réservé aux assoiffés bien dégueulasses

Julien Helmlinger - 17.12.2013

Zone 51 - Humour - Barkowski - Charles Bukowski - Bar


Parce qu'il faut rendre à César ce qui lui appartient, un nouveau bar a osé ouvrir ses portes ce vendredi 13 décembre, dans les ruelles de Santa Monica en Californie. Celui-ci, à défaut d'une tournée, paie néanmoins son hommage à la la figure littéraire hautement imbibée : Charles Bukowski. Dans ce repaire baptisé le Barkowski, par les associés Richard Miller et John Moritz, on sirote ses verres dans une atmosphère évocatrice des années 1960 et on est prié de laisser la salle aussi dégueulasse qu'on l'a trouvée en entrant.

 

 

 

 

Ce serait du moins la moindre des politesses dans pareil endroit, seulement voilà, déjà les critiques de spécialistes fusent. On est regardant sur les détails. Le comptoir semble trop propre sur les premières photos dévoilées par le magazine Eater, ça brille encore beaucoup trop sur le zinc, et si bien qu'on n'est pas certain que Hank aurait accepté d'y reposer ses coudes entre deux levées.

 

Les lieux manquent encore de surcroît d'une bonne dose de fumée âcre et bien épaisse pour être crédibles, environ de quoi abaisser les timbres de voix des serveuses d'une octave. Et des piliers de comptoirs aux allures de chats de gouttière pour leur miauler quelques mots désespérés quand sonnerait l'hallali de la fermeture quotidienne du troquet. 

 

Mais à la décharge des partenaires, qui attendaient leur heure  pour ouvrir un établissement en commun depuis une quinzaine d'années, ils devraient trouver sans mal de bonnes âmes prêtes à oublier ces quelques défauts d'authenticité.