Le bonheur est dans la Bourse... de Londres

Clément Solym - 20.12.2010

Zone 51 - Insolite - bourse - actions - auteurs


Publicité dans les livres numériques, contenus gratuits pour attirer (et tenter de retenir) l'attention du chaland, les maisons d'édition s'arrachent les cheveux pour savoir comment s'en sortir dans la commercialisation de leurs livres.

Un auteur a trouvé l'astuce : la Bourse de Londres. Cathal Morrow a proposé depuis le début du mois 30.000 actions, vendues à 10 £ l'unité. Mais étant donné que lui-même n'a pas le droit de vendre des actions, n'étant pas une société, les futurs actionnaires achètent tout simplement... une photo dédicacée, et les actions sont offertes en guise de cadeau.


Heureux et convaincant, non ?

Le tout est évidemment destiné à promouvoir son prochain livre - oui, tout cela reste un chouia capillotracté, mais soit. Cathal a pourtant bon espoir de trouver assez de participants à son aventure : « Plutôt qu'une entreprise ne possède une partie de la propriété intellectuelle d'un projet, plusieurs personnes possèdent une petite partie de moi. »

Oui : si l'information n'était pas limpide, sachez que les actionnaires achètent (presque) littéralement une partie de lui puisqu'il affirme s'être tout de même gardé une part de 30 %, représentant les organes vitaux et quelques viscères.

Cathal n'est pas le précurseur du crowfunding, ou l'édition participative, puisque le romancier Tao Liun avait généré 12.000 $ de recettes en vendant les parts de son deuxième roman. Pour Cathal, seuls quelques dizaines d'actionnaires se sont lancés dans l'aventure, et il reste encore du chemin à parcourir avant d'obtenir les 250.000 £ permettant son entrée efficiente en bourse.

On peut en apprendre un peu plus sur le projet Me Me Me Plc, directement sur le blog.

À la non-recherche du bonheur

Mais évoquons le livre maintenant. Qu'en est-il au final ? Ben... Son précédent titre, Yes We Kant, racontait comment il a pratiqué la philosophie kantienne durant 12 mois. Cette fois, toujours dans une certaine optique philosophique, il veut raconter une année sans malheur, dans une tentative de prouver que le bonheur ne dépend que de l'état d'esprit dans lequel nous nous trouvons.

« Je crois désormais, après toute mon année sans mensonge, que heureux / malheureux sont des notions sans rapport avec le bonheur, que le bonheur est un étant indépendant, à condition que nous lui permettions de s'accomplir. »

10 £ l'action, pour cette histoire...