Le Canard enchaîné parle livre numérique et de Beigbeder

Clément Solym - 28.09.2011

Zone 51 - Insolite - beigbeder - livre - numerique


Le mercredi, la rédaction traîne les pieds, et l'on se court les uns après les autres, avec un Saint Graal à la clef, un Préssssssieux : le Canard enchaîné. Inutile de le cacher : la rédaction est accro. Sauf peut-être le rédacteur en chef qui l'utilise pour aromatiser son thé du matin, vers 15h30...

Or, cette semaine, le Volatile consacre un joli morceau de page à l'impétrant de ces bois, au gazouilleur mondain, qui a troqué la renifle sur les capots de voitures, pour celle des vieilles pages odorifères des livres en papier... Eh oui, Beigbeder est à l'honneur dans un article signé Jean-Luc Porquet, qui évoque son penchant pour le désastre, la calamité, et principalement celle qu'engendrera le livre numérique. On connaît le discours, il est nul et non avenu, voire passablement puéril, et d'ailleurs, tout est dit dans l'article : Toi aussi, mets ta main dans la gueule de Beigbeder.

Le papier est neutre, peu engagé, assez, et même très peu dans le style Canard, finalement. Difficile de savoir si le papier n'avait pas été auparavant refusé dans un mensuel féminin...


Mais l'intelligence de notre confrère, c'est d'avoir mis en exergue l'ouvrage de Jean Sarzana et d'Alain Pierrot, Impressions numériques. Quels futurs pour le livre ?, publié dernièrement au Cerf. Ouvrage évidemment plus pertinent, tant les deux hommes savent, eux, de quoi ils parlent, quand ils abordent le sujet du livre numérique.

Un ouvrage à prescrire, préconiser, administrer sans ordonnance, pour profiter du regard clair des deux hommes.

Et se dire qu'un bonhomme capable de dire :
Quand on crée ainsi une même machine qui contient YouTube, Facebook, TF1 et Dostoïevski, eh bien ayons l'honnêteté de le dire : Dostoïevski est mal barré. C'est évidemment plus compliqué de se concentrer sur le destin de Raskolnikov et de s'interroger en tournant les pages pour savoir si sa culpabilité va l'obliger à dire qu'il a tué la vieille... que de filer rancard à une fille sur Facebook. Le danger, c'est ça. Arrêtons de tout centraliser sur une même machine.
aurait mérité une pédagogique paire de claques, sinon de son éditeur, peut-être alors de ses parents...

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